‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 165 sur 204 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

Luca Grimaldi un Jupiter et une Junon. En même temps, il donne au Dôme de Gênes (chapelle Matteo Senarega) six statues froides et maniérées, sans agrément, des quatre Evangélistes , de saint Ambroise et de saint Etienne.

Il fit à Gênes des séjours successifs de 1575 à

A Florence, il exécute, dans la chapelle S. Antonin (église S. -Marc), sous la direction et peut-être d’après les données de Jean de Bologne, les statues des saints Dominique , Jean-Baptiste , Thomas dé Aquin , Antoine , Philippe et Edouard (1589).

En 1594, il sculpte, pour la chapelle Niccolini (église de l’Annunziata), les Jigures à’Aaron, de Y Humilité, de la Virginité , de la Prudence, de la Vie active , de la Vie contemplative et peut-être les statues de la chapelle del Soccorso (Florence).

Il collabora, l’an 1596, aux bas-reliefs de la porte de bronze du Dôme de Pise et fut, avec Caccini, l’artiste qui prit la plus grande part à ce travail.

Il seconda souvent son maître, travailla avec lui aux groupes célèbres du Centaure et de la Sabine , ainsi qu’au saint Matthieu placé dans la cathédrale d’Orvieto.

L’œuvre la plus intéressante de Franqueville, est sans contredit la statue en marbre blanc de

JEAN DE BOLOGNE

Ferdinand Ier relevant la ville de Pise, édifiée, à Florence, sur le Lungarno.

Ferdinand a la tête nue ; il est revêtu d’une cuirasse et porte le bâton de commandement. Son attitude, digne et froide, manque de naturel. Le groupe de la femme et des deux enfants, mérite des éloges. La tête féminine, très belle, a beaucoup d’expression et de vie. Les enfants, que la ville presse contre son sein, sont charmants de naturel et de grâce. Il y a dans cette œuvre une véritable science des lois de la sculpture.

On ne peut en dire autant de la statue de Cosme Ier, élevée à Pise, sur la piazza de’Cavalieri {place des Chevaliers de l’ordre de saint Etienne fondé par Cosme et dont le palais fait face au monument).

Une fontaine, en forme de conque, supportée par un monstre chimérique, est adossée au piédestal de cette statue de marbre blanc dont la hauteur atteint trois mètres et demi. Le prince, tête nue, est vêtu d’une cuirasse sur laquelle est attachée la croix de S. -Etienne. La Toison d’or au cou, le bâton de grand-maître à la main, il pose le pied sur un dauphin, emblème adopté par l’ordre des chevaliers qui avaient pour mission de détruire les pirates de la Méditerranée.

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