PREMIÈRE PARTIE
Duché d’Urbin
F. Brandani (f 1575). — Sparzo
A Urbin, les bas-reliefs de l’élégant modeleur Federico Brandani montrent de la facilité et parfois un peu de mièvrerie. La Crèche , conservée dans l’église S. Giuseppe, est une composition agréable. Le groupement des personnages en est harmonieux, et l’ensemble dégage un charme véritable.
Citons encore parmi les sculpteurs urbinates ayant laissé quelque renom au xvie siècle, Marcello Sparzo.
Florence
Bandinelli (1493-1560)
Intermittente chez des artistes comme Rustici, Jacopo Sansovino et quelques sculpteurs que nous venons de passer en revue, l’influence de Michel- Ange s’exerça plus particulièrement chez un artiste toscan qui se plut à imiter les côtés les
plus suspects du grand Buonarotti. Il s’agit de Baccio Bandinelli. Ce sculpteur ne craignit pas de se poser en rival de l’auteur de la chapelle des Médicis.
Baccio Bandinelli était fils d’un habile orfèvre : Michelangelo di Viviano da Gaiuole, petite ville située à mi-chemin entre Sienne et Florence. Ce Viviano, très dévoué à Laurent, Julien, puis à Pierre II de Médicis, eut pour élève Benvenuto Cellini et Montelupo. Il instruisit également son fils Baccio qui montrait de grandes dispositions pour le dessin. Ce jeune homme commença par travailler d’après nature, en esquissant des modèles, et à se faire la main, en copiant les fresques charmantes que Fra Filippo Lippi avait exécutées, de 1456 à 1464, dans une des chapelles de la cathédrale de Prato.
Il fit son apprentissage de sculpteur chez F. Rustici dans l’atelier duquel il eut l’occasion de rencontrer Léonard de Vinci.
Baccio était extrêmement violent. Jaloux de la notoriété de Michel-Ange, il aurait, dit-on, mis en pièces le fameux carton sur lequel Buonarotti avait dessiné un épisode de la guerre de Pise et qui était resté exposé dans la grande salle du Palais Vieux jusqu’à la déposition de Soderini, (un moment chef tout puissant à Florence), et à la