PREMIERE PARTIE
fut disciple de Michel- Ange. Il vécut de 1511 à 1592. Baldinucci lui témoignait une haute estime et lui consacra une de ses plus grandes notices.
Avant de se rendre à Venise, Ammanati ht ses premières études auprès de Bandinelli. Quand il fut sous les ordres de Sansovino, il travailla en compagnie de D. Cataneo, Vittoria et autres élèves de ce maître, aux bas-reliefs, statues et ornements de la Libreria de Venise. De retour à Florence, la vue des tombeaux des Médicis exerça sur lui une impression très forte et lui ht faire de grands progrès. Sa première œuvre en Toscane, au dire de Baldinucci, fut un Dieu le Père entouré d’ Anges (aujourd’hui perdu), puis une Léda pour le duc d’Urbin, Guidobaldo II. Quant aux statues envoyées à Naples pour décorer le tombeau de Sannazar, elles n’existent plus, car le mausolée du poète ne comporte aujourd’hui que les œuvres de Santa Croce et de Montorsoli.
Ammanati se rendit ensuite à Urbin où il sculpta le tombeau du feu duc Francesco Maria délia Rovere (église S. Chiara), d’où ce monument fut enlevé pour être placé on ignore à quel endroit.
La mort du duc d’Urbin, ht rentrer l’artiste à Florence. Mais n’y ayant pas d’occupation, il partit pour Venise. Il s’arrêta à Padoue pour y recevoir la commande d’une statue colossale
£ Hercule pour un riche jurisconsulte padouan du non de Marco de Mantova Benavidès (1544). Cette statue, placée dans le cortile de l’habitation Benavidès (aujourd’hui dans la cour du Palais Arenberg), a d’immenses proportions, étant formée de huit énormes morceaux de marbre ajustés ensemble. Padoue était alors un centre de science et d’art. Son université avait une grande célébrité. Les gens les plus éminents s’y rendaient pour travailler. Un humaniste d’Amsterdam, Palerro, écrivait en 1530 : « A Padoue demeurent des « poètes, des orateurs et de célèbres philosophes. « C’est le refuge d’élection de la science qui a « trouvé dans cette ville un asile où Pallas enseigne « tous les arts ; en somme, il n’y a pas d’endroit « où l’on puisse mieux donner libre cours à « ses goûts pour l’étude et la science z.
Lampride y parlait de Démosthène ; Musurus y faisait des cours suivis par une élite ; Bembo, Contarini, Sadolet et Morone y passaient de longs jours. Cette ville servait de résidence à un grand nombre de professeurs et parmi eux se trouvait le juriste Benavidès,
Ammanati lui éleva un tombeau somptueux dans l’église des Eremitani. Ce monument a