‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 72 sur 204 · XIII · texte numérisé non relu

XIII

JEAN DE BOLOGNE

Jacques du Brœuck était natif de Saint-Omer.. On lui doit le tombeau de l’évêque d’Arras, Eustache de Croy, enterré dans la cathédrale de Saint-Omer. Il a sculpté dans la même église une Madone fort joliment disposée en forme de médaillon. Il avait terminé le jubé de l’église de Se Wandre, à Mons.Du Brœuck avait visité l’Italie. C’était un italianisant. Son disciple le devint aussi, à tel point qu’il ne rêva bientôt plus que de se rendre dans la Péninsule et d’aller à Rome demander au Buonarotti de précieux conseils.

Michel-Ange exerçait, au xvie siècle, une irrésistible attraction sur l’Europe entière. Son génie hantait, pour ainsi parler, les esprits des sculpteurs de tous les pays. Pas un qui n’eût devant les yeux la maquette du Moïse ou des tombeaux de Florence ; pas un qui ne reçut, même à distance, l’empreinte d’un talent aussi prodigieux. Jean de Bologne subissant l’attraction commune partit, vers 1551, à 26 ou 27 ans, pour Rome, en compagnie de deux Flamands, les frères Franz et Camille Floris, qui devaient laisser dans leur pays la réputation d’artistes estimés.

Fes artistes flamands avaient toujours été bien accueillis en Italie, surtout depuis l’avènement au pontificat suprême, d’Adrien Boyers, d’Utrechtr. sous le nom d’Adrien VI. Ce pape confiait à

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