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CHAPITRE III

Statue équestre d’Henri IL — Catherine de Médicis. — Séjour à Seravezza (Carrières de marbre), 1569-1570. —

— Choix du marbre pour le groupe du jardin Boboli. — L’art des jardins. — Groupe de Y Océan et des Dieux fluviaux (1 573-1 583). — La Vénus de la Grotticella(i 573-1 583). —

— Voyagea Rome (1 572). — Acquisition de statues antiques pour François de Médicis . — Nouvelles études de l’antique — Le Mercure volant (1574). — Mort de Cosme de Médicis (1574). — François Ier lui succède. — Le salaire de Jean de Bologne élevé à 25 écus par mois. — L’Académie florentine de Dessin. — Réductions des oeuvres de Bologne par les Susini. — Statuettes. — La Villa del Riposo.

A peine de retour à Florence Giovanni Bologna fut l’objet d’une démarche flatteuse de la part de Catherine de Médicis. Il s’agissait de sculpter la statue équestre du roi de France, Henri IL Daniel de Volterre 1 avait, on s’en souvient, commencé ce travail à Rome. A sa mort le cheval seul était terminé. Catherine écrivit donc une lettre pressante à son cousin François pour le prier de permettre à notre artiste de se rendre à Rome et d’y exécuter la statue du roi défunt. Catherine de

1 Voir page 78.

Médicis était la fille de Laurent II de Médicis, que Michel-Angea immortalisé, en le sculptant dans une attitude qui valut à ce prince le qualificatif de Penserioso. Sa mère se nommait Madeleine de la Tour d’Auvergne.

Catherine fut, par l’entremise de Clément VII, mariée, à 14 ans, à Henri, fils de François Ier. Elle avait apporté à la France, outre les comtés d’Auvergne, de Lauraguais, de Lèverons, Donzenac, Boussac, Gorrèges, Hondecourt et autres fiefs qui lui venaient du chef de sa mère, des terres italiennes, ainsi qu’une somme de 400.000 écus d’or arrivant fort à propos pour remonter « les affaires de France qui estaient si esbranlées par « la prison du roy François Ier et ses pertes de Milan et de Naples1 ». Catherine, avec son esprit vif et sa justesse de jugement, conquit rapidement l’affection de son beau-père qui ne craignit pas de l’entretenir souvent des affaires de l’Etat. Sa position fut tenable tant que vécut le roi, mais après la mort de François, le 12 juin 1547, les choses changèrent. Son époux, Henri II, entièrement asservi à la redoutable Diane de Poitiers, négligeait complètement la reine. Alors Catherine se rapprocha de Diane et contracta avec elle une

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