‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 93 sur 204 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

aux protestants le libre exercice du culte. Charles IX est sacré à Reims. Le parti catholique fait révoquer l’édit en faveur des réformés. Puis a lieu le colloque de Poissy, dans le but apparent de ménager une transaction entre les catholiques et les protestants. Cette assemblée, à laquelle prirent part le cardinal de Tournon, le chancelier de Lhospital, le cardinal de Lorraine, T. de Bèze, Coligny et les seigneurs protestants, n’eut d’autre résultat que de creuser plus profondément l’abîme séparant catholiques et réformés.

A la suite de la promulgation d’un nouvel édit en faveur des protestants en 1562 (janvier), le parti catholique se révolte. François de Lorraine, duc de Guise, donne, par l’affreux massacre de Vassy, le signal des guerres de religion. Coudé demande justice des sanglantes journées de Vassy. Catherine, prise au milieu des intrigues, ne sait auquel entendre. Menacée de prison par Guise, elle se réfugie à Melun et appelle à son secours les protestants, ayant Condé à leur tête. Escortant avec son fils le roi de Navarre à Paris, la reine se voit bientôt enlever le pouvoir par le prince de Lorraine, et suit l’armée catholique en fuite à la bataille de Dreux où le maréchal de Saint-André trouve la mort, Condé tombe aux mains de ses ennemis, et Montmorency est fait prisonnier par les réformés.

JEAN DE BOLOGNE

La paix d’Amboise (12 mars 1563) lui rendit la couronne. Elle donna de grandes fêtes dont faisaient les honneurs les cent cinquante nobles demoiselles, connues sous le nom de filles de la reine, et qui avaient été, durant la crise qui venait de se terminer, le moyen d’attaque et de défense dont Catherine usait le plus volontiers \

Ellefitcommencer,en 15 64, le palais des Tuileries et raser le palais des Tournelles qui lui rappelait la mort de Henri IL Accompagnant ensuite Charles IX à travers la France, elle vit à Bayonne sa fille, reine d’Espagne.

Malheureusement la guerre civile recommença par un coup de main hardi des protestants voulant enlever le roi. La tentative avorta et la reine négocia avec les réformés (1565), en attendant le triste jour de la Saint Barthélemy.

C’est pendant les deux années de tranquillité relative qui suivirent (1565-1 567), que Catherine demanda à François de Médicis son sculpteur Jean de Bologne.

La lettre écrite de Fontainebleau, à la date du 25 mars 1567, par le secrétaire de Catherine, se terminait par ces mots tracés des propres mains

1. Brantôme nous a transmis leurs noms (Voir Vies des Dames Illustres).

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