DEUXIÈME PARTIE
Cicognara 1 trouve la pose tout à fait charmante — oltremodo gentile — et classe cette œuvre parmi les plus belles productions de l’art en Italie, sur la fin du xvie siècle.
Quant à Vasari 2, il considère le Mercure , inatto , di volare , comme molto ingegnoso et qu’une telle composition est un objet infiniment rare.
Cette statue, d’une hauteur de i m. 75, placée d’abord dans le jardin des Acciajuoli, nous dit Baldinucci, fut portée à Rome et colloquée audessus de la fontaine de la villa Médicis.
Quand le grand-duc Pierre-Léopold Ier (1747- Ï792) 3, fils de Marie-Thérèse d’Autriche et de François Ier de Lorraine, vendit, au milieu du xvme siècle, la villa Médicis à la France, il fit revenir à Florence les objets d’art que renfermaient le palais et le jardin de Rome. Cette translation s’opéra de 1769 à 1783. La statue de Gian Bologna fut d’abord placée au palais Riccardi, puis aux Uffizi. Actuellement on la voit au Bargello. En dépit des fêlures et du bris de la jambe gauche