‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 99 sur 204 · XIII · texte numérisé non relu

XIII

3. La mort de Joseph II, son frère, le mit en possession de la couronne impériale. Il était le cadet d’une famille de seize enfants, parmi lesquels Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI de France.

JEAN DE BOLOGNE

imparfaitement restaurée, le Mercure est un des plus beaux objets du Musée florentin. On peut voir, dans le même Bargello, deux petites répliques en bronze de cette statue.

Sa vogue fut prodigieuse. D’innombrables reproductions se répandirent dans l’Europe entière.

L’une d’elles, jadis à Compiègne, se trouve aujourd’hui au Louvre. Elle est sans doute l’œuvre d’un des élèves de Jean, nommé Antonio Susini.

Nous ne savons pourquoi plusieurs historiens d’art tiennent à rapprocher le Mercure volant de Bologna du Mercure placé dans une des niches postérieures du piédestal de Persée l.

L’œuvre de Cellini n’a aucune analogie avec celle dont il s’agit ici. Le Mercure de Benvenuto est d’un idéalisme maniéré, contrastant tout à fait avec l’action rapide du Mercure volant. Il élève les bras et le pied droit en l’air. Sa tête se tourne de côté avec quelque afféterie. On croirait voir un danseur beaucoup plus qu’un Dieu. Le Mercure de Gian Bologna représente au contraire par excellence le messager de l’Olympe. Il n’y a pas l’ombre

1. Les trois autres niches sont occupées par Jupiter , Dancté , Minerve.

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