‹ Tableau de la ville de Chartres en 1750Chapitre 2 sur 204 · RIVIERE D'EURE · texte numérisé non relu

RIVIERE D'EURE

L'Eure, autrefois Audura ou Odura, 889-1274, arrive en ville au sud-est par les prés aux Bœufs et des Longs -Boyaux, pénètre par la herse de la Gourtille, aujourd'hui détruite, traverse la basse ville dans le quartier de la Basse-Rivière, sort par la herse du Massacre, aujourd'hui détruite, et s'éloigne au nord-est par les Petits-Prés, anciennement prés de Reculet, et par les Grands-Prés vers Lèves.

L'Eure a été navigable entre Chartres et Rouen, de 1443 à 1560 (Bouv.-Jourd.). — Le quay de la rivière d'Eure, hors la porte Drouaise, 1553 ; — Port de la ville de Chartres, à la porte Drouaise : pose de la première pierre, le 15 août 1705 (inv.). — Établissement du flottage, 1730 (inv.).

La rivière a donné son nom à la Petite-Rivière, rue qui la longe sur la rive droite.

Elle reçoit en amont le ruisseau des Longs -Boyaux, qui traverse les prés de ce nom, et en aval se bifurque pour former d'abord le Petit-Bouillon et ensuite le Fossé de ville.

En amont, le clos de la Marti nière, les prés des Longs- Boyaux, l'annexe du quartier de cavalerie et la propriété Levassor-d'Yerville ; — les prés aux Bœufs, appelés prés de la Foire (pi. 1725), dépendants aujourd'hui de l'hospice Saint-

Brice; — plus loin l'abbaye des dames de l'Eau, ordre de Citeaux, fondée en 1225 et supprimée en 1790.

En aval, maison et clos de la Léthinière, 1553 ; — maison et clos Evrard; — les Grands-Prés, aujourd'hui promenade publique; — propriété de Rigeard, ayant été affectée en 1597 aux pestiférés (inv.), et ayant depuis appartenu à Nicole de Port- Royal (tit. part.); — plus loin abbaye de Sainte-Marie de Josaphat, ordre de Saint-Benoît, fondée en 1117 par l'évêque Geoffroy de Lèves, supprimée en 1791, devenue depuis l'asile d'Aligre et l'hospice Marie-Thérèse.

En 1464, il y avait deux moulins sur la rivière d'Eure (Lee).

Petit-Bouillon.

Détournement de la rivière en amont de la Courtille, sur la rive droite, au Buot, anciennement la Fosse au Muet, et aux écluses Saint-Père , dont il ne reste que le radier, pour former un fossé de fortification, dit le Vieux Fossé, connu sous le nom de Petit-Bouillon. Il aboutit au Vieux Trou par le moulin du Bras-de-fer et ensuite à la herse du Massacre. La partie du fossé au-dessous des écluses Saint-Père s'appelait Fosse Freiche, et celle située au-dessous du pont aux, Malades Fosse Chauderon, 1736.

Le Petit-Bouillon cesse d'être fossé de fortification au milieu du XIVe siècle (Lép.).

Réparations aux écluses et à la retenue du Petit-Bouillon, 1696, 1714, 1730.

Fossé de ville.

Part du réservoir de la Courtille, dit Lançoir de grande écluse ou les Écluses des fossés (pi. riv.), passe devant les portes de Launay, Morard, Tireveau, Guillaume, aux Cornus et Imboust, où il se jette au Vieux Trou dans le Petit Bouillon. Il a été creusé en 1357 afin de servir de fossé de fortification, pour faire suite aux fossés de la haute ville.

Fossés Saint-Michel et Sainte-Foy, creusés au XIVe siècle ; ils s'appelaient Fossé Neuf; — fossé de Barbou ou des Bas-Bourgs, qui entourait le couvent de Saint-Père et se jetait dans la rivière à la Courtille; — fosse de tanneur près le dos-d'âne de la porte Morard, 1556 (Lép.;.

Page 1