o —y -.cj- -as- -&■ -^ -<e
isf
V C'est dans l'accord heureux de deux âmes /f
^^ ru ^ ^^
h [honnêtes
;V Qiie le sentiment livre aux transports les plus J*
Jj Fdoux, ^ F
C'est là qu'elle réside... elle dépend de nous : £
Qui nous retient ? ah ! si. . . mais ma muse '( '
[mdiscrete Trop librement peut être exprime mes désirs : >
^ Voulez-vous la rendre muette ? ,,'^
^ Qu'elle ait à chanter nos plaisirs.
j^ Mais revenons à mon Poème.
c^ J'en suis loin. On s'amuse avec ce que l'on aime. '^■•
^ Sans invoquer Muse ni Dieu, ^
jb Je commencerai cet Ouvrage. k
Mon tendre cœur et votre image ''Y
De leur secours me tiendront lieu. (i-
Lorsque je voudrai de DèUe {
Vanter les grâces, la beauté, /y
Je n'aurai point alors recours à mon génie : Y
La fiction, l'art emprunté ri?
Des charmes de la Poésie,
1,J A MA MAITRESSE 3t '<•
Vj S
•H Seraient encore trop au-dessous. ^
ij Pour la représenter aimable, jeune et belle, }
h Vous me servirez de modèle, ^
I Et je la peindrai d'après vous. T
'^ Je développerai les replis de mon âme ^■
Pour y compter tous mes transports. }^
'/ Puis je dirai, pour exprimer sa flamme, Y
C'était ainsi qu'aima Belzors.
;i / Non, je me trompe : image peu fidèle,
De trop fortes couleurs j'imbibais mon pinceau,
Belzors aimait bien moins. Délie était moins
[belle.
J'aurais trop chargé mon tableau.
Pour vous peindre un Amant fidèle
L'exemple en est tracé, dans mon cœur
J^ [amoureux ; i^
Mais pour peindre un Amant heureux, T
Vulhnire, où prendre le modèle ? J
Source de ma féficité, T
Vous auriez pu.... Mais je commence :
T Je vais chanter la Volupté, ^
À Sera-t-elle ma récompense? 7
rr
Si>
.«•n>.tg>
Le Matin