‹ Tableau de le̓loquence chrétienne au IVe siècleChapitre 116 sur 158 · SaneU Âugtut. Oper.y 1. 1, p · texte numérisé non relu

SaneU Âugtut. Oper.y 1. 1, p

4l4 TABLEAU pÇ f.'ÈLÛQmij|ÇE CHRÉTIENNE

Après tant d'écrits achevés ou pomi^eppés d^ns pette aiinée de séjqqr h Ronae» 4ugi:|s(in repartit pour TAffique ep 339i ^u moment où la victoire dp Tbépçlqse sur Affixiiine pacifiait Tepipire, et augmentait partout 1^ puissance chrétiepnp. U iie ^'arrêta que peq dP temps à Carthage, revit que)qpps-uns de ses disciples dans les Ipttres, et ipeqie qvielques sectfite^r^ dp ma^id^éipaie , pt revin^ià T^aste, ppur allpr vivre près de ce^e villa, 4oQs upp çamp^gqp, avec un pptit nomt)re d'amis occupés de |a même foi et des mépes études. Alypq était sans doute avec )ui , pput-étre Ëvode, dont le nom rep$ir^|| quelques années plus tard d^n^ des cqntfoyerses clirétiennes. Mai^ Néln'ide, quoique de retour ep Afrique e^ touché 4^ n^émes pensées qu'Augustin, vivait élqigqé de lui. }1 lui écrivait avec un mélange de profondeur et de gaieté sur de^ questions de psychologie : tantât il le plaignait d'étrp trop sQuveqt distrait de la vie contemplative par l'attention qu'il donnait aux affaires de ses coqcitoyens; tantôt il l'interrogeait sur les phénomènes de la pensée dans |e sommeil , et il en tirait une prpuve ou de Faptivit^ spontanée de l'âme, pu d'une influencp pxercée sur elle par Ips puissances célestes. Plusieurs fqis, dans leurs entretiens, les dpui^ philosophes s'étaieut dpmaudé si Tâme n'ë^vait p^ quelque chose de cpi^porel ; pt Néhride inplinait à pe matérialisme contradictoire avec lui-même, dont Tertullien qe s'était pas défendu, et qu'a reproduit Ip pieux et enthousiaste gonnei de Genève, par la supposition d'unq mpnade impérissahip à laquellp le principe pensapi serait attaché. Augustin, sans décider absolument la question , Técarte et s'attache ^urtqqt à montrer comment il cqnçjoit en dehors des seps l'action libre de la pensée» et sa communipation immédiatp avep les vérilés abstraites qui résident en Dieu.

Interprète en cela de répo|e platpniçieonp , il d^vance

AU QUATKIfVE S1ÈG(.E. 41 Ô

Taxiome ç|e Leibnitx. w II n'y a rien dans rii)telligence qui ))'ait passé par }es sens, si ce n'est Tintelligence ellemême. Souvipna-tqi , dit-il ' par une djstinption non n)oin$ précise , que c^ q^e qpqs s^ppelops comprendre ^ f^it en novis de deux n^anjères : par Ip mouvement interne de {'esprit et 4^ l^ r^isqn , lorsque |ious comprenons Texi^tence fp^me de l'ipteUigence ; et 4'dprès le témoignage des sei)3 , lôrPïqu^ i^ous pqmpr^noqs l'existence d'un corps. » Mais 1^ curioj»ité de Néhride élevait une bien autre question. II demandait si 1^ raision suprême, la souveraine s^gessci forn^atvipe d^ toutes choses contient en soi et la r^isop du genre bur^ain et la raison particulière de chaque hpmme. Qn sent quelle erreur, quelle espèce 4e panthéisn^e intellectuel pouvait sortir de ce prpblèfpe. L^ réponsq d'Augustin est d'une subtile profondeur. • Pour constituer Thomme, écrit-il à Nébride', U y a quelqup chose qui est de l'homme en général, et qui n'e^t ni ma raison ni la tienne; mais dans le cercle du t^mps, cbfique boipme a sa rs^ison djstincte qui vit spus cette ]pi pommune. Cela ^)éIqe. étant très-obscur , je ne sai^ pfis bien par que)le coipparaison l'éclaircir. Peut-être faut-i) rpçourir à pe§ sciences 4ont les principes soQt inhérents à notre iptelligence. D^ns la gépmétrie, il y a la r^isop de l'angle et la raison du carré. Quand je yeux tracef un angle, c'est ri4ée seul^ 4'un angle qui se présente ^ moi. Mais je ne pourrais pas tracer up carré si je ne concevftis simultanément )'i4ée de quatre angles. Aiu^i cb^qu^ homme est préé avec unp raison qui le fait ))QÎpme; mai^ dans un peuple, qupiqup ja raison soit )ine, il y s qifelqup phpse qui est 1^ raison pon de l'hoqnpe, n^ais 4p$ bQRlPfies. Si donc Néhride fait partie

u SaneU ÀugMt. Opâr.j t* II, p. 18*

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