‹ Tableau de le̓loquence chrétienne au IVe siècleChapitre 121 sur 158 · Sonet. Âuguité Opm*, U 1, p. 6S · texte numérisé non relu

Sonet. Âuguité Opm*, U 1, p. 6S

AU QUATRIÈMB SIÈCLE. 4M

vrir ; et lorsque nous commencerons à y pénétrer avec Dieu pour guide, vous jugerez quelle distance du premier entretien au second, et combien celui-ci l'emportera,, non^seulement par la nouveauté des recherches , mais par la majesté du sujet et l'éclat de la vérité. » Il va toucher, en effet /aux plus sublimes questions de la théodicée^ le bienfait du libre arbitre , c'est-à-dire du droit de foilHr, mais du pouvoir de mériter ; Taccord de la prescience di** vine avec la liberté humaine.

Dans cet ordre d'idées il commence par une preuve nouvelle de l'existence de Dieu. Cette preuve, il la de-* mande non plus au spectacle du monde , non plus aux traditions du genre humain , mais à la nature môme de l'homme. L'homme existe; il vit; il pense. Sa pensée n'est pas le résultat ou l'ensemble des impressions reçues par les sens. Elle n'est pas ce sens intérieur qui recueille les perceptions des sens , et en garde le souvenir. Tout ce qui sert k sentir ce que nous savons n'est que l'instru" ment de la raison. Quant à la raison qui. distingue entre ses instruments, qui discerne leurs divers témoignages et se sent supérieure à eux, comment se comprend-elle si ce n'est par elle-même? Comment saurez*-vous que vous possédez la raison si vous ne le percevez par la raison? Le îail de la pensée prouve donc la raison; et la raison prouve Dieu, car, qu^y a-t*-il au-dessus d'elle, si ce n'est la vérité? et la vérité, c'est Dieu.

Le développement de cette belle preuve ramène encore la théorie si chère à saint Augustin, la théorie d'une vé-* rite absolue que l'âme humaine ne peut méconnaître , mais qui ne &it pas partie d'elle-même, et qui existerait quand même il n'y aurait pas d'hommes pour la croire et de monde pour la réaliser. •« Tu ne nieras pas , dit^il S

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