‹ Tableau de le̓loquence chrétienne au IVe siècleChapitre 123 sur 158 · I. Sanct. AugusU Oper.y t. 1, p · texte numérisé non relu

I. Sanct. AugusU Oper.y t. 1, p

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elle. C'est là sans doute un des points sur lesquels il rapprochait dans sa pensée les deux grands philosophes , dont les opinions dissidentes entre elles pour des yeux moins attentifs lui semblaient, dit-il S amenées par les siècles et )a discussion à un seul système de vraie philosophie.

Dans cette alliance , sans doute il fait prédominer la forme d'opinion la plus analogue à son génie. Cette aptitude que sous le nom de sagesse Aristote avait constatée dans r^àme humaine, Augustin lui donne le caractère imr personnel et général que Platon attachait à l'idée de vérité ; ou plutôt il en lait à la fois upe notion naturelle à l'esprit humain , et la vérité qui existe en dehors de lui , et qui existerait toujours , quand même il n'y aurait pas d'àmes humaines pour la recevoir, et posur en être éclairées. « La sagesse , dit-il \ est-elle avitre chose que la vérité , en la*quelte on voit et on possède le souverain bien ?

L'argument tiré delà diversité des sagesses humaines et des buts différents qu'elles se proposent ne lui fait pas obstacle. « Sqpposesf, ditril encovd, qu'il existe autant de souverains biens que de choses diverses ambitionnées |i ce titi*e par les hommes, s'ensuit-il qu'il n'y ait pas une sagesse commune à tous, parce que les biens que les ' hommes voient et cboisissent à sa lumière sont multijjles? Si vous en doutez, vous pouvez douter aivssi que la lumière du soleil soit upe, parce que les choses qu'elle nous fiait voir sont diverses et nombreuses. » La comparaison manque d'exactitude comme toutes celles qui rapprochent l'esprit et la qiatièpe. Dans l'ordre moral, la vérité absolue n -est pas le flambeau des vérités aperçues par l'ànie : elle en est l'essence même. Blie ne les montre pas; elle les feit. Hais ce qui importe, c'est le fbnd même de l'idée

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