Sanct. Augwt. de Civitaie Dei, lib. 11, cap. vi
442 TABLEAU m L*ÉLO0trSNGE CHRÉTIENNE
ques initiations plus austères comprises dans la variété de ses culteis; et ri insiste avec force sur le silencfe des prêtres païens, et leur impuissance à donner aucun enseigne* ment moral.
u Qu'on ne vienne pas, dit-il, nous vantei" je ne Sais quels chuchotements murmurés à Toreille de Itires initiés et transmis comme par une religion qui se cache- pour enseigner les bonnes moeurs et la probité; mais qu'on nous montre , qu'on nous cite des lieux consacrés aux réunions du culte païen , où le peuple, ad lieu de jeux célébrés par des chants et des danses obscènes, entendit ce que les dieux ordonnent afin de réprimer Tavarice, l'ambition, la débauche, et où les misérables humains apprissent ce que Perse les accusait d'igti orer^ *
« Qu'on nous dise en quels endroits de telleâ leçons étaient données au nom des dieux et suivies par les hommes attachés à leur culte , comme on voit nos églises s'ouvrir pour un semblable usage, dans tout lieu où s'étend la foi chrétienne. *»
Augustin avoue bieil cependant (JUfe le& écoles de philosophie ont fait quelque chose dé cette dfeuvre négligée dans les temples païens. Il reconnaît que che« les Grecs des hommes d'un esprit pénétrant ont découvert de grandes vérités dans Tordre moral ; thâis il en conclût seulement, à part les erreurs où les ft feit tomber la faiblesse humaine, que c'est à eux qu'il aurait fallu décerner les honneurs divins prostitués à des idoles impures; ^ Combien, dit^il S la lecture publique des ouvrages de Platon dans son temple ne serait-elle pas nleilleùre et plus honnête que les mutilations des prêtres de Cybèle dans les temples des démons! >»
Cette réforme des mœurs par la parole, éette action popu-