‹ Tableau de le̓loquence chrétienne au IVe siècleChapitre 130 sur 158 · Sanct. AugutU Op^r., t. II, p · texte numérisé non relu

Sanct. AugutU Op^r., t. II, p

perdre la vie , et sans être mutilés en aucune partie de leur corps, soient « par la surveillance des lois, ramenés, d'un égarement furieux, au calme du bon sens, ou dé« tournés d'une énergie malfaisante, pour être employés à quelque travail utile. €ela même est encore une condamnation : mais peut- on ne pas y trouver un bienfait plutôt qu'un supplice, puisqu'en ne laissant plus de place à Taudace du crime, elle permet te remède du repentir? Juge chrétien, remplis le devoir d*un père tendre; dans ta ceilère contre le crime, souviens- toi. cependant d'être favorable à Thumanité; et en punissant les attentats des pécheurs, n'exercé pas toi-même la passion de la vengeance. »

Augustin terminait cette lettre touchante par des rai* sons prises dans l'intérêt du christianisme, et qui lui commandaient la douceur : « J'atteste, disait-il , que cela seul est utile, est salutaire à l'Église catholique ; ou pour ne point paraître sortir de Uia juridiction , je l'atteste du moins de l'Église d'Hippone. Si tu ne vetix pas écouter la prière d'un ami^ écoute le conseil d'un évêque* » II adressait pour le même sujet une lettre non moins expressive au proconsul d'Afrique. « Épargne, lui disait-il, ces coupables convaincus ; laisse-leur la vie et le temps du repentir» >»

Cependant lé même homme qui à écrit ces belles paroles en faveur des circoncellions coupables approuva' les rigueurs^ les prohibitions, les amendes employées pour ^convertira la religion les donatistes môme paisibles. Il répéta' dans ses controverses^ et dans seb lettres, qu'il était bon de forcer les hommes à sortir d'erreur. Il justifia

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