SancU Àugwt. Oper,^ U IV, p
2, Ibidem^ t. rV, p. 596.
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les décrets des empereurs à cet égard , et vanta ^ les conversions arrachées par de telles violences» Nous ne rappellerions pas cette triste doctrine, si, dans le xvu" siècle, l'intolérance religieuse ne s'en était fait un argument et une autorité.
En présence de ces sectes chrétiennes , tyranniques ou persécutées, le paganisme conservait dansTAfrique d'assez nombreux adorateurs. Il avait encore, malgré leaédits impériaux, des temples, des prêtres et des sacrifices. Quelques-uns de ces rites * emjpreints de la barbarie punique , se liaient à des souvenirs antérieurs à la conquête romaine, et se conservaient dans plusieurs villes, comme un reste d'indépendance et de patriotisme. Les païens d'Afrique donnaient aux chrétiens même nationaux le nom de romains f et cela seul explique la résistance à Un culte qui semblait celui du vainqueur.
Grossier et féroce dans la foule, ce paganisme s^était fort. épuré dans quelques hommes plus instruits; et les ouvrages d'Augustin nous offrent à cet égard de curieux monuments. Moins occupé des païens que des donatistes, il eut cependant des discussions fréquentes avec les premiers; il les recevait même à sa table,' et le ffoût des sciences le rapprochait de quelques-uns de ces notnmes zélés pour la philosophie grecque et l'érudition mythologique.
Leurs lettres conservées parmi les siennes sont un curieux témoignage. Un savant grammairien de Madaure, Maxime, lui écrivait, pour expliquer son paganisme, et donner un sens * philosophique aux fables dont il était charmé : « Qu'il existe , dit-il 'j un Dieu souverain , sans