Symm* Epitté, 11b. Il, eplst
512 DB symmàqcjebt de saint ÀMBROISE.
. Dans le dépérissement de la culture en Italie, par les maux de la guerre civile, Textension des grands domaines et le nombre croissant des esclaves à la place des libres colons, la subsistance du peuple de Rome, qui dès le premier siècle de Tempire exigeait tant de prévoyance , était devenue plus difficile et phis incertaine. Le mal ou la crainte de la famine agitait souvent cette foule immense. C'était la plus grande inquiétude après les barbares. Le sénat s'en occupait par des légations fréquentes à Constantinople et à Milan, et, dans Tintervalle, par des offrandes volontaires. Là se montrait, dans le patriciat romain , un dévouement secourable, et une charité patriotique à côté de celle du culte nouveau^ Les lettres de Symmaque attestent combien, pendant sa préfecture, il mettait de zèle à seconder le magistrat chargé particulièrement de cette grande affaire des approvisionnements de Rome; et elles indiquent aussi la facile exagération des alarmes. Au moment où Rom^ venait de recevoir, en hommage à son ancienne grandeur, un riche butin de victoire et desorn^ ments de triomphe que Théodose lui envoyait d'Orient, Symmaque , dans le remercîment solennel qu'il adresse à l'empereur , en décrivant la joie de la ville de Romulus, comme il l'appelle , croit avoir besoin d'ajouter : « J'ose espérer davantage ^ Vous enverrez une flotte qui augmentera les ressources de ce peuple dévoué. Le sénat , mêlé au peuple, viendra la recevoir aux embouchures du Tibre. Tous honoreront comme sacrés cos navires nous apportant l'heureux tribut des moissons d'Egypte. «»
Le même souci le suivait dans la retraite. £lle n'était, paisible pour lui que lorsque, avant l'approche de l'hiver et les vents orageux de l'automne, il avait, de sa campagne aux bords du Tibre, compté les navires qui , d'Afrique ou