Symm. Epiai, j lib. X, epist
m STMMAQOE ET DE SAINT AIIBEOISB. 513
de Macédoine, venaient apporter des blés à Rome* Au soin de nourrir ce peuple, accoutumé si longtemps à être enrichi des dépouilles du monde, il fallait joindre des fêtes pour le distraire. C'était la prétention qui lui était restée de sa grandeur démocratique, et une des obligations imposées aux anciennes dignités républicaines conservées sous l'empire. Ces magnificences, ces jeux publics, que Tacite appelle les futilités du pouvoir, occupaieht beaucoup Symmaque, et sa questure, sa préture, Tinstallation de son fils dans les mêmes honneurs, et enfin son consulat, furent marqués par sa sollicitude et ses libéralités pour le cirque. Ses lettres sont remplies des recommandations qu'il donné pour acheter au loin des chevaux de course , faire venir des bêtes féroces, et fournir des gladiateurs à Tarëne. Car, n>algré la victoire du christianisme, la passion de ces jeux sanglants reparaissait toujours. Il semble même qu'elle se liait à ce qui restait d'orgueil militaire aux Romains ; et nous voyons Symmaque, dans une de ses lettres, remercier l'empereur Théodose d'avoir envoyé des captifs sarmates pour combattre dans l'arène « et servir, dit«-il encore ', aux plaisirs du peuple de Mars. »
D'autres souvenirs païens, qui contrastent moins avec la douceur élégante de Symmaque, et tiennent également à son patriotisme, se trouvent épars dans ses lettres. C'est une pensée commune entre lui et les nobles Romains auxquels il s'adresse , et comme un des liens de leur amitié, qu'il désigne souvent par des expressions réservées à l'initiation religieuse. On le voit partout fidèle avec gravité aux observances du culte dont il devait être le défenseur public , revenant à Rome pour quelque fête sacrée ou pour une séance du collège des pontifes. Il rappelle ses amis à ce devoir; il blâme ceux qui s'excusent et s'absentent. Il