‹ Tableau de le̓loquence chrétienne au IVe siècleChapitre 155 sur 158 · VE STMMAQUI IT DE SAINT AMBROISE · texte numérisé non relu

VE STMMAQUI IT DE SAINT AMBROISE

à caractériser une des époques décisives de la lutte entre les deux religions; et il montre à quel point les progrès de la loi nouvelle avaient amené l'ancienne religion, chassée sucessivmient de tout le terrain qu'elle occupait, perdant les mensonges de la tradition sacerdotale, les illusions de la théurgie, les subtilités du platonisme, et n'étant plus qu'un antique préjugé, un reste de coutume locale .défendu sans chaleur et sans conviction. «'Nous redemandons , disait Symmaque S le système de religion qui longtemps fut profitable à la république. Comptez tous les empereurs de l'une et de l'autre secte , de l'une et de l'autre opinion. Parmi ceux qui sont le plus près de nous, l'un a observé lui-même les cérémonies de nos aïeux, l'autre les a permises. Si la religion des anciens ne fait pas autorité , que du moins la dissimulation des modernes soit un exemple. Quel homme est assez ami des barbares pour ne pas redemander Tautel de la Victoire? Nous avons d'ordinaire une prévoyance inquiète > et nous évitons ce qui peut paraître un fâcheux augure. Eh bien! sachons au moins rendre au nom de la Victoire l'hommage que nous refusons à sa divinité! Prince, votre éternité lui doit déjà beaucoup; elle lui devra davantage. Qu'ils détestent sa puissance, ceux-là qui n'ont pas éprouvé son secours! Mais vous, n'abandonnez pas une protection amie des succès et de là gloire. Cette puissance a droit sur les prières de tout le monde. Que si l'on oubliait les hommages dus à la déesse , on devrait du moins respecter la majesté du sénat. Faites , je vous en supplie , que les traditions reçues dans notre enfance, nous puissions, dans notre vieillesse, les transmettre à notre postérité. L'amour de l'habitude est puissant. » Puis, faisant allusion aux serments d'obéissance à l'empereur, autrefois jurés

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