Plinii Jnnioris Epistolœ
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armes romaines conservaient, avee leur indépendance et leur vie à demi sauvage , Tâpreté de leurs cultes sanguinaires. Elles ne connaissaient pas de libation plus agréable aux dieux que le sang des captifs romains; et le vengeur de la Germanie , Àrminius avait fait immoler sur les autels les tribuns et les premiers centurions de Yarus. En avâlfiçant vers le nord , dans ces vastes régions qui sont bornées par TOcéan et que Tacite a comprises sous le nom de Germanie, on trouvait partout des rites cruels : seulement les dieux de la Grèce et quelques divinités d*Égypte y étaient mêlés, comme le souvenir d'une ancienne migration.
LesQuades^ immolaient des hommes à Mercure. Les Suèves ouvraient leurs assemblées publiques par le sacrifiée d'une victime humaine. Là, Isis recevait un cuUe; ici, la Terre était adorée sous les noms qu'elle conserve encore dans les langues actuelles du nord. Le pouvoir des prêtres était grand chez ces nations incultes et libres ; seuls ils pouvaient frapper et punir des hommes si fier». Des prophétesses s'élevaient aussi parmi les vierges consacrées; on les adorait à la fois comme femmes et comme déesses; et les noms d'Angaria, de Velléda, consacrés par la superstition des Germains , avaient plus d'une fois effrayé la fortune de Rome. Ainsi le polythéisme des peuples esclaves s*adoucissait; celui des peuples libres restait féroce, et s'animait par d'horribles sacrifices, dans les noires forêts, son dernier asile.
Nulle part le polythéisme n'était aussi florissant que dans la Grèce, si l'on conf>pte les statues, les temples, les monuments cousacrés à la religion. Daiis l'abaissement de la conquête, dans l'inaction qui la suivait, le culte des dieux semblait n>éme devenu le plus grand m-