Sanct. Athan, Oper,, t. II , p. S
et des nombreux monastères qui , fondés pendant sa longue vie, s'honoraient de recevoir sa discipline et sa loi. Déjà célèbre aux jours de la plus affreuse persécution^ il dépassa le milieu du siècle qui vit la grandeur de TËglise, A sa dernière heure, après avoir recommandé à deux assistants de. sa mort d'ensevelir son corps dans la terre pour ne pas imiter les rites superstitieux de Tancienne Egypte, il disposa de ses vêtements, son seul héritage. « Partagez-les, dit-il. Donnez à Févêque Athanase une de mes tuniques et le manteau que j'avais; reçu de lui, et qui s'est usé sur moi; donnez mon' autre tunique à l'évéque Sérapion , et gardez pour vous ma robe de poil de chèvre. Adieu , mes^nfants. Antoine quitte ce monde et ne sera plus avec v^us. »
Plusieurs années après cette mort paisible, le grand archevêque d'Alexandrie répondait au legs pieux du solitaire par l'écrit où il a célébré la sainteté de sa vie. Leurs deux noms furent réunis, et représentèrent les deux forces extrêmes de la religion , la science et la simplicité, l'élévation métaphysique et la foi naïve travaillant au même triomphe, et dominant sur les âmes, depuis le muséum d'Alexandrie jusqu'aux cellules silencieuses du désert.
AU QEJilTHlttfE 'SIÉGI^ . 111