IV PRÉFACE
recueilli sur les incidents de ce combat universel devrait trouver place. Métaphysique et archéologie, sciences et monuments des arts , tout devrait servir à expliquer cette lente décomposition du polythéisme, dont les traits généraux sont faciles à saisir, mais qui offrit dans ses détails tant de singularités philosophiques. En même temps le travail opposé, le progrès de la foi chrétienne, son mystère et sa publicité, toute cette peinture non pas dé Tordre ecclésiastique seulement , mais de la société chrétienne , de ses colonies dans le monde, devrait être le commentaire de sa littérature nouvelle , de cette littérature de tribune et de solitude, vraiment originale dans ce qu'elle rendait au monde et dans ce qu'elle lui donnait pour la première fois.
Mais ce plan , dont j'ai rempli quelques parties , dépassait ma faiblesse. M'attachant surtout à ma première pensée, l'étude des lettres chrétiennes dans un siècle d'enthousiasme et d'art Je l'ai développée par des applications du même ordre, sans prétendre en faire sortir un ouvrage complet et nouveau. Ce n'est donc toujours qu'un essai sur un des caractères d'une grande époque de l'humanité, sur l'éloquence chrétienne dans l'Église, déjà puissante au milieu de l'ancien monde. Seulement j'ai expliqué davantage ce que j'admirais. A ces orateurs sacrés dont les noms sont partout, que l'imagination croit connaître, sans qu'on les ait lus, j'en ai joint quelques autres moins grands par le génie, mais non moins instructifs. J'ai mêlé plus souvent la peinture des mœurs à Thistoire des idées, et mieux marqué dans le rapport des deux Églises, l'autorité de l'Occident et le génie de TOrient.
On ne s'étonnera pas de ce développement nouveau parmi beaucoup d'autres ajoutés à ma première étude. L'événement qui a fait naguère l'admiration des peuples civilisés , la grande pensée du pontife qui est venu bénir