Ammian, Jfarce/i., lib.XXVIl, cap. m
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f hérésie; mais enfin c'éttît pour eHe et e» son noiii que s'armait lapuîssamceinapémle.
On concevra sans peine que ce nouvel état de lareligioa, bien moins favorable à TenUioasîasme et à k vertu qvie les sotiffipances et rhumitité des premiers temps, n'awiçiit pas suscité de sa grands apôtree, si la pUtoeophie , les lethres, les arts n'avaient pas ea partie ^Missé du eôté ûia christi«r Bisme.
Dans les deux Églises, en Orient et en Occident, les Cbrysostome, tes Basile, les Grégoire de Nasian^e, les Âmbroise , les Jérôme et les Augustin surpassaient eo évudi tion et en éloquence tout ce qui restait encore de sophistes païens, et même tout ce qui les avait précédés, depuis lee temps de Tacite e,t de Phitarque; c'était doac sous lenqp^ port du génie une grande et nouvelle époque, une ère ^orieuse qui se formait pour l'espèce humakoe.
Saint Basile et Grégoire de Nazianze sont les premiers modèles de cette pieuse et docte élo<fuenee consacrée à l'enseigiyenaent régulier du peuple. Daks keur booche, la religion n'a plus cette ardeur de eontroiverse , oè se consumait le zèle d'Athanase; elle n'est plus le glaive qui coupe et qui divise , mais le lien qui rapproche el unit doucement les âmes. Moins occupée du dogme, elAe s'applique surtout à la pélorme des moeurs et à la consolation des aMigés; souvent c'est le langage sip^nple et tout moral des chaires protestantes, mais animé decette grâce orten«lale et de ce jeune enthousiasme d^nt brillait le ebristia- «isme à sa naissance.
Contemporains et rivaux littéraires de Julien, qu'ils avaient vu dans les écoles d'Athènes, saint -Basile et Gré'g(4re de Nazianae se tinrent à l'écart ^us son règne, plutèt peut-être pour échapper à ses séductions, que par crainte de quelque rigueur; car le frère de Grégoire de Narianse, Césaire, chrétien zélé comme lui, étaipi 'médecin
du palais impérial , et vivait dans la faveur du nouveau prince, qui faisait tous ses efforts pour le ramener au paganisme.
Les deux amis dédaignèrent cet exemple et4cette tentation. Basile, d'un an plus âgé que son ami, avait, au sortir d'Athènes , professé l'éloquence, et en même temps plaidé devant les tribunaux dans Césarée, sa ville natale, et Tune de ces cités dès Hellènes d'Asie, alors florissantes, où la liberté municipale, aVait dès longtemps favorisé l'essor du culte nouveau. Malgré l'éclat de son début dans la double carrière de l'enseignement et du barreau , il s'en dégoûta bien vitOv Né dans une famille ancienne, d'un père considéré pour le talent et la vertu, ses premiers exemples de famille, sa mère, sa sœur qui fut pour lui une Jacqt^eline Pascal j le mouvement religieux du monde, son propre génie et l'espoir de consacrer utilement à Dieu ce qu'il avait acquis de science profane, tout le fortifiait dans la foi dont il avait été entouré dès l'enfance, mais qu'il pouvait négliger pour les lettres et la célébrité. « Je commençai dès lors, écrivait-il à un ami de sa jeunesse, à me réveiller comme d'un sommeil profond, et ouvrant les yeux, à regarder la vraie lumière de l'Évangile et à reconnaître la vanité de la sagesse humaine. »
Ne peut-on pas croire aussi, dans l'ordre des causes secondes, que l'impression récente de sa rencontre dans Athènes ne fut pas sans influence sur lui ? Au moment où Julien, rappelé de l'école auprès du trône, marié à la jeune sœur de l'impératribe Eusébie, et recevant du faible Constance, avec la pourpre de César, le commandement militaire des Gaules , s'ouvrait par des campagnes glorieuses la route à Tempire et aux projets soupçonnés en lui , Basile devait s'attacher davantage au culte menacé, et s'affermir dans la foi qu'il faudrait défendre un jour. Le signe de cette résolution et de ce
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progrès fut le baptême qu'il reçut à Tôge de vingt-sept ans, dans la cathédrale de César^e, devant ses conci* toyens réunis , et comme une mission apostolique devant la chrétienté tout entière. Aussitôt, en effet, se délivrant de tout autre soin, même de celui de ses biens, dont il fit d'abondantes aumônes , il partit pour visiter dans les principaux sanctuaires, dans les villes et au désert, cette grande Ëglise d'Orient à laquelle il voulait se dévouer, et que déchirait au milieu de sa gloire la secte d'Arius.
Durant deux ans, il parcourut l'Egypte, la Palestine , la Syrie , la Mésopotamie , écoutant les doctrines de la foi , discutant avec les philosophes , admirant les solitaires , et se munissant d'enthousiasme et de foi'par la contemplation (les lieux saints et de cette terre témoin de si grands miracles. Là , il te pénétra de conviction et d'ardeur pour les décrets de Nicée, et de respect pour leur inflexible défenseur; là, il vit dans les ermites Antoine et Paul , le dernier effort de l'ascétisme humain ; il en blâma l'excès et l'abus dans quelques autres, et il étudia les règles de la vie cénobitique, de la retraite laborieuse en commun qu'il préférait justement à la contemplation oisive et absolue. De retour dans sa patrie avec ce trésor d'instructions, il eut hâte d'en faire l'expérience ; et il chercha la retraite, moins en ermite cependant , qu'en homme plein de charité sociale, aimant avec imagination la solitude et la rendant féconde par la méditation et le travail. Dans une lettre à Grégoire de Naziaoze qui paraissait encore retenu par le monde , il a décrit lui-niême sa riante Thébaîde , bien différente de celle que choisissait Taustère pénitence des solitaires égyptiens.
«Mon frère' m'avait écrit que tu souhaitais depuis