Sanct. Chrysost. Oper,^ t. XI, p
sages; à la moindre maladie ils conraienlà la synagogue, consultaient des enchanteurs ' ou portaient des amulettes, parmi lesquelles figuraient des médaiBes d'Alexandre*, dont la gloire était restée comme un talisman merveilleux chez les Grecs d'Asie.
Il était même permis de faire servir le christianisme à ces superstitions; on portait aussi pour amulette des feuillets de TÉvangile ; on en suspendait au tou des petits enfants. Souvent, à lear naissance, on allumait plusieurs lampes*, auxquelles on donnait des noms divers; et ou transportait à I*enfant le nom de celle qui avait été \e plus longtemps à s'éteindre.
Les malades se disaient frotter avec Fhuîle * des hmpes allumées dans les Keax saints; on espérait guérir tous les maux par l'imposition des mains de quelque pieux solitaire; généralement on croyait à la magie. Les lois de Théodose sont pleines de menaces contre ce prétendu crime ; et, vers la même époque, le concile de Laodicée défendit particulièrement aux ecclésiastiques d'étudier l'astrologie, de faire des enchantements et des philtres. Des crimes bizarres se mêlaient aux folies superstitieuses. Dans l'idée que les âmes de ceux qui mouraient de mort violente échappaient au démon, quelquefois on égorgeait des jeunes enfants.
Une superstition plus innocente qui se conservait parmi beaucoup de chrétiens, c'était !a pratique de quelque rite païen, la vénération pour quelque grotte ou quelque bois sacré*. Ce^ restes d'dolâtrie étaient beaucoup plus communs parmi les chrétiens des campagnes. Chrysostome se
r. Sanct Chrrfsosî. Oper,^ 1. 1, p. 682; t. II, p. ÎW.