Ibidem^ t. 1, p
AO QUikTIlIÈMI SIÈCLE. 171
plaint^ qne les riches possesseurs de terres aimaient mieux bâtir des granges que des temples , et que les pauvres laboureurs avaient l»en des stades à parcourir pour trouver «me église.
Dans les grandes villes, comme Antioche, Tédircation des enfonts était fort soignée. Dès Tâgo de cinq ans, ils suivaient les écdes publiques où Ton apprenait à lire et à tracer des caractères sur la cire. lis passaient ensuite aux écoles des grammairiens, où on étudiait Homère et les autres poètes grecs. Au delà étaient les écoles d'éloquence, dont les maîtres conservaient la plupart une préférence cachée pour Taneien culte, qu'ils confondaient avec Tandenne Htlérature.
Ce n'était guère qu'à la sortie de ces écoles que l'influence de la nouvdle religion s'étendait sur 1» jeunes gens. Le baptême, presque to»jours tardif, devenait une initiation; le culte nouveau les saisissait dans l'âge de l'en* thousiasme ; les plus passionnés fuyaient au désert. Ceux qui tenaient le plus au monde se livraient à l'étude du droit civil*, qui conduisait encore aux premières dignités, ïïn très-petit nombre adoptaient la professio» des armes', généralement déerédttée par la mollesse du temps et parl'infiuence, même involontaire, de la prédication chrétienne;
Dans la vie des femmes, le cbristiafnisme avait eiiteore ajouté è la sévère discipline de l'antique gynécée. Les fêtes, les processions païennes étaient interdites. Une jeune Mie, même entourée d'esclaves et de gardiens, ne sortait que bim peii, et sottement à la chute du jour; elle n'a»^ sistah jamais awK speetades. Dans les églises et les basitt-