‹ Tableau de le̓loquence chrétienne au IVe siècleChapitre 59 sur 158 · Sanct, ChrysosU Open, 1. 1, p · texte numérisé non relu

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tils. Quelquefois aussi des femmes qui s*étaient séparées de leur mari, sous prétexte de continence, oubliaient leurs vœux pour aimer librement un homme obscur ou un esclave.

La chaire chrétienne retentissait de plaintes et d'anathèmes contre ces profanes abus; mais en mépie temps elle redisait comme un titre de gloireV qu*il y avait plus de femmes consacrées à Dieu que d*épouses et de mères; exagération évidente, et, même en la réduisant de beau* coup, déplorable succès, qui ne pouvait servir qu'à la chute de la société et de Tempire !

Cependant les orateurs chrétiens recommandaient aussi le mariage, surtout dans la première jeunesse; mais Tavarice et Tambition des pères le retardaient ordinairement; et, dans les riches familles, il n'était presque toujours qu'un contrat, une spéculation d'intérêt, sans que souvent les deux époux se fussent vus l'un l'autre, avant leur union.

Souvent , du reste , cette cérémonie se célébrait en dehors de la consécration religieuse, presque avec la licence des fêtes nuptiales du paganisme. Chrysostome lui-même' avoue qu'il craint d'attaquer un si ancien usage, dont il décrit avec douleur les profanes plaisirs. Le soir du jour marqué pour la fête, un cortège de pantomimes, de danseurs et de danseuses se rendait à la maison de la jeune épouse. A la nuit elle sortait couverte d'un voile, et montait sur un char, escortée de femmes et de jeunes filles. La foule bruyante qui suivait, dans l'ivresse du vin et de la joie, chantait des vers, encore mêlés de souvenirs mythologiques.

On se mettait aux fenêtres, la nuit, pour voir passer le

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