Ibidem y X. III, p
174 TABLEAU DE l'ÉLOQU£NC£ CiEÉTIEPTNE
joyeux cortège, précédé de flûtes et de cymbales. Il arrivait ainsi à la maison de Tépoux, qui, la.iète ornée d'une couronne, reeevalt la jeune fille des mains de la mère, soulevait son voile, et disparaissait avec elle. La fête continuait par des jeux, des danses de pantomimes, et les repas se renouvdaient plusieurs jours.
La jeune fille , sortie de Taustère gynécée pour c^te fâle tumultueuse, paraissait d'abord timide et tremblante; mais bientôt elle commandait avec empire, prodiguait For, et souvent ruinait son époux par un luxe insensé. L'orateur chrétien a décrit ce luxe, que ses.gnaves paroles ne pouvaient corriger. Il se plaint^ que des femmes se faisaient conduire à Téglise , sur un cbar tout brilfamt de dorure, traîné par quatre mules blanches richeoient ornées, au milieu d'.une escorte d'eunuques et d'esclaves. Ces femmes étaient vêtues de tuniques dW et de soie, parées de diamants, et portaient à leurs oreilles, dit rorateur, la subsistance de mille pauvres. La dévotion se mêlait encore à ce faste mondain; et quelques-unes des robes les plus prédeuses étaient tissues de ricbes dessias' qui représentaient des scènes de rÉvangîle.
Une aiitre mode attaquée par l'orateur dirétien , c'étak de se teindre le visa^ de nuances divises, pour relever l'éclat des yeux. Girysostome regarde cette mode o&mtae une profanation de l'ouvrage de Dieu; mais il recommande aux maris^ d'en détouraer doucament leurs Amumes, en leur disant que ces fards sont inutiles , et même nuisent à la beauté.
Quelquefois la parure des hommes n'était pas moins recherchée que celle des femmes ; et Chrysostomùe s'ihdigne^