‹ Tableau de le̓loquence chrétienne au IVe siècleChapitre 74 sur 158 · Courage, enfant déchu d'une race divine · texte numérisé non relu

Courage, enfant déchu d'une race divine

Tu portes sur ton front ta céleste origine.

Mëditaiiom poétique$>f

On peut remarquer d'autres rapports entre les Méditations de M. de LainarUne et cette ancienne i>oésie piatonicienne et religieuse. Le méoie parallèle pourrait s'étendre à divers ouvrages de niéuphysique publiés de nos Jours en Allemagne et en France.

positive ; et l'imagination du poète finit par se coufoiulre avec le symbole de l'évêque.

Tel est surtout le caractère d'un hymne nu Christ, où la sévérité du dogme est conservée tout entière sous l'éclat des images poétiques. Il n'est pas une des formes de ce langage qiii ne se rapporte h la foidel^icée^ et ne prévienne ou ne démente quelqu'une des interprétations de Tarianismé; mais tout cela par un tour heureux de l'imagination , par un élan de l'âme, et sans que le poète, au milieu de cette abstraite théologie, abandonne ses souvenirs de patriotisme grec et même de gloire profane. Les paroles du texte, fidèlement traduites, peuvent seules faire sentir ce mélange d'impressions si diverses dans une intelligence non moins naïve que savante. Ce chant jadis répété dans plus d'une église d'Orient n'a rien qui ne respire l'orthodoxie romaine, et semble unir l'élévation à la grâce mystique.

« Chantons ^ le Fils de l'épouse devenue mère sans union mortelle. Ineffable volonté du Père! Tenfentement sacré de la Vierge a produit sous l'image de l'homme celui dont la présence apporta la lumière parmi les humains. Ce rameau mystérieux a vu la souche de l'éternité. Tu es la lumière primitive, le rayon co-éternel du Père; c'est toi qui , perçant la nuit de la nature , resplendis dans les âmes innocentes; c'est toi qui as créé le monde, et qui maintiens le cours éclatant des astres et l'immobilité de la terre I c'est toi qui es le sauveur des hommes I de ton ineffable foyer lançant une flamme qui porte la vie, tu. nourris les mondes! de ton sein germent la lumière^ l'intelligence et l'âme. Aie pitié de ta fille enfermée dans un corps périssable, dans les limites terrestres de sa destinée. Préserve de l'atteinte des maladies la vigueur de ce corps. Donne

Page 1