Synet. episeop. Oper.f p. 26S
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un sommeil tranquille, pendant qu'elles gavent qu'on veillq pour leur défense. »
Le péril fut encore écarté, et Synésius continua ses soins et sa prévoyance pour s'assurer quelques troupes auxiliaires et maintenir à ses concitoyens ce que Tenipire leur interdisait sans y suppléer, le droit de s'armer et de se déft^ndre. Il quitta même son pays pour mieux le servir et passa près de deux années en ^gypfe, sans doute afin de réclamer les dispositions qui pouvaient conserver à l'empire une province importante. A son retour, il trouva de nouveaux désastres et Tiavasion des barbares plus destructive que jamais. Indigné de voir ses concitoyens tranquilles derrière leurs murailles , pendant que le pays était ravagé,- il les avertissait de ne pas attendre le secours imaginaire des soldats romains, mais d'enrôler les labou* reurs pour la défense de leiirs femmes, de leurs enfants et des soldâtes eux-nnémes. En même temps' il mettait à pro* fit ses ancienne^ études des sciences mathématiques ; et, comme Archimède dans Syracuse, il s'occupait à fabriquer une machine de guerre pour lancer du haut des murs des quartiers de roc dans la plaine. Témoignant à ceux qui étaient près de lui une confiance intrépide, il exhalait sa douleur dans ses lettres à des amis éloignés, surtout à Hypatie, dont, malgré Topposition de leurs cultes, il gardait chèrement le souvenir, « Si les morts oublient en enfer, lui éci^îvaitHl^ de Ptolémaïs assiégée , là même Je me souvieùdrai d'Ilypatie; car je m'en souviens ici, quoique entouré des misères de ma patrie, accablé par la vue des malheureux qui succombent et respirant l'air corrompu des corps amoncelés ,. en attendant pour moi un sort semblable au leur. Et cependant je reste attadié à ce lieu ; car que puisrje faire étant Libyen, né