‹ Tableau de le̓loquence chrétienne au IVe siècleChapitre 84 sur 158 · Sanet. Hilarii Oper., p · texte numérisé non relu

Sanet. Hilarii Oper., p

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dans le bienfait que je reçois d'elle. Llgnorance où j« suit de moi-même m* inspire encore le même senthnent. Je t'admire d'autant plus que je te connais moins. Le mouvement, la méthode, la vie de ma pensée, même en nèfles comprenant pas, je les sens; et ce sentiment, je te le dois, ô mon Dieu, moi à qui tu donnes, hved la conscience de rinitiative naturelle qui est en moi , la perception de la nature qui me charme. »

Il est remarquable dans doute que cette méditation religieuse d'Hiiaire le conduise à la doctrine si clairement exprimée de Tactivité spontanée de l'âme et des perceptions acquises par les sens. Ainsi se retrouvait la philoso^ phie dans la religion. Les contemporains y cfaerchatent autre chose: ils aimaient surtout ce mélange d'abstractions' et de grandes images , sous lesquelles le docteur d'Occident adorait le ménie Dieu qu'Atfaanase, et à soli exemple combattait le théisme des platonicien^, des Juifs et d'Arius.

Pendant qu'une pai'tie du monde chrétien répétait que le Christ était né dans le temps, et par cette distinction semblait ramener l'Évangile à ta mission d'un homme inspiré, saint Hilaire terminait son œuvre de controverse et de foi par une ardente prière. « 0 Dieu tout-pùissant, disait-il S tant que j'aurai rintelligencô que tu nfés donnée, je te confesserai éternel, en tant que Dieu, oiats éternel comme Père. Je ne m'emporterai pas^ à ce degré de présomptioti et d'incrédulité de placer les impressions de ma faiblesse au-dessus du dogme religieux de ton infinité, et de la révélation qui m'est faite de ton éternelle durée. Je ne croirai pas que tu aies jamais existé sans la sagesse, sans ta vertu, sans ton Verbe, notre Seigneur Jésus -Christ. Sa naissance est antérieure à l'éternité

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