‹ Tableau de le̓loquence chrétienne au IVe siècleChapitre 85 sur 158 · Sanct Hilarii Oper.,p. 1i4l · texte numérisé non relu

Sanct Hilarii Oper.,p. 1i4l

Atr QUATRIÈME SIÈCLE. 305

méïne, s'il y a quelque chose qui précède Téternité. Il y a du motfis quelque chose qui préoède le moment où réternité a été sentie, w

Ici , comhie dans Augustin , à k subtilité même du rai* sonnemait et de l'expression se mêle une puissance de foi qui inspirait Hilaire et qui se soutint dans toutes les épreuves de sa vie. Ni périls ni tentations ne manqué* rent pour donner au symbole de Nicée tout Tédat de la persécution. L'arianisme souvent armé de la violenee qu'il souffrit plus tard , et persécuteur avant d'être opprimé , marqua une dernière époque du martyre, et cette époque fut la gloire d'Hilaire.

Hilaire ne fut pas seulement le contradicteur habile et opinîfttre de Tarianisme/ Son avènement à Tépiscopat s'était rencontré avec l'époque du plus grand eïTort tenté par la puissance impériale en faveur dé cette secte déjà très-nombreuse. Il porta la peine de la résistance qu'il opposait à des doctrines appuyées de l'autorité arbitraire » et c'est dans l'exil qu'il adveva l'ouvrage célèbre où il les réfute.

Nous avons retrace la persécution que souffrit Athanase en Orient. Son nom et son symbole ne furent pas moins rigoui*eu sèment poursuivis enOcddent, aussit6t que Constance vainqueur eut réuni sous le même pouvoir tout Tempire iN^main. Du milieu de cette cour asiatique qu'il avait transportée d'Àntioche et de €onstanttnople «i Italie, il assembla des conciles pour faire juger près de lui le débat religieux qui partageait le monde. ÂHus avait allumé un feu qui de longtemps ne devait is'éteindre. Le génie de la controverse avait soufflé d'Alexandrie sur le midi de l'Europe. On s'occupait des plus subtiles spéculationé de la théologie à Trêves et à Béziers, comme dans le lieu même où l'activité de l'esprit grec les avait fait naître. Un concile assemblé dans la ville d'Arles , sous les

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yeux de reAli3ereur, prononça la coùdamoation d'Alha-^ nase, avec le donsenteaient péniMement arraché d*un légat du pontife de Rome. Quelques évéques opposants sont oxilés; et Constance, pour obtenir une décision phis éclatante, oonveque un nouveau concile à Milan, dans la ville que la politique impériale élevait comme um rivale de Rome et un poste avancé sur les provinces d'au delà les Alpes. At(ianase y fut condamné, et plusieurs évéques ses partisans bannis avec violence. Hilaire ne fut pas atteint, • parce quMl n'assistait pas à ce concile.

La persécution s'étendait cependant. Après avoir fait censurer la doctrine d'Atfaanase par tant de réunions épiscopales, l'empereur avait lardent désir de voir ce jugeifnent confirmé par. Tautorité prédominante qu'on reconnaissait aux évéques de la ville étcrnelte. C'est la remarque et l'expression d'un auteur païen du temps, dont le témoignage vient à Tappui de Tantique suprématie de l'Église romaine et de la fermeté du pontife. Suivant son récit \ d'accord avec les monuments du christianisme, le pape Libère , que sa vertu rendait cher au peuple ^ fut enlevé de nuit par les soldats de Constance qui , ne pouvant le vaincre , TexilaiL

Ce fut aloi^ qu*animé par ce grand exempte, Hilaire entra dans le débat qui agitait le christianisme vainqueur» Il a iui-^mémo exprimé, dans quelques fragments de mé* moires, les pensées dont il était assailli, les. tentations de Sa faiblesse et le motif de sa résolution. En iiiéme temps, il adressait à l'empereur une première supplique où respirent déjà toutes les prétentions de Tindépendanice religieuse , mais sans aucune trace de la violence à laquelle il s'emporta dans la suite. Son langage «st modeste et respectueux, quoique sa pensée soit haute. Ce qu'il

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