mm tant Matcell, ii>. XV, cap. vji
AU OUâTRlàjkU SIÈCLE. 397
demande, ce q^e les partisans de la foi de Nicée demandaient alors, ce qp^iis oublièrent vainqueurs, ç*est la tolérance. Cette demande, il en fait un comeil de justice autant que de prudence ; et il s'élève sans effort à cette noble idée de la liberté religieuse que les chrétiens opprimés et les païens déchus invoquèrent tour à tour, mais que rÉglise appuyée sur Tempire parut îi'abord méconnattre. « Vous travaillez , dit-il , vous gouvernez TËtat par de sages maximes ; vous veillez jour et nuit ^ afin que tous ceux qui sont sous votre empire jouissent du bienfait de la liberté. La connaissance de Dieu^ est pour Thomme un don qu'il lui accorde, plutôt qu'une charge qu'il lui impose. Inspirant, par l'admiration des merveilles célestes, le respect dç ses divins commandement^ , il dédaigne toute volonté qui serait contrainte par la, force à l'adorer. Si un pareil moyen était employé à l'appui de la vraie foi, la sagesse épiscopale s'y opposerait et dirait : Dieu est le Seigneur de tous; il n'a pas besoin d'un hommage forcé; il: ne veut pas d'une profession de foi arrachée^* il ne faut pas le tromper, mais le servir; c'est pour nous plutôt que pour lui qu'il fout l'açlorer. Je ne puis accueillir que celui qui vient volontairement; écouter, que celui qui prie; et marquer du signe, que celu^i qui. professe la foi. Il faut adorer Dieu dans la simplicité , l'aimer de cœur, le véné-^ rer avec crainte, et conserver son culte dans la probité de notre libre arbitre. »
On peut rapprocher ce langage de celui que , plus tard, le philosophe Thémiste adressait h l'empereur Jovieu, pour le remercier d'un édit de^ tolérance qui venait rassurer les partisans du polythéisme. Les paroles de Thémiste respirent cette élévation que donne la vérité d'un principe. C'est le même raisonnement que celui d'fiilaire ;