‹ Tableau de le̓loquence chrétienne au IVe siècleChapitre 89 sur 158 · I. SaneU Àmhrosii Oper,, t. U, p · texte numérisé non relu

I. SaneU Àmhrosii Oper,, t. U, p

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pratiqué dans TOrient. Cette nouveauté séduisante aug* mentait Tenthousiasme du peuple. Cette foule passait la nuit dans le temple pour veiller autour d'Ambroise, et pour le défendre. Au lever du jour, elle faisait retentir la basilique de religieux accents. Ambroise parlait, et tout ié monde promettait de mourir avec lui .

La cour de Milan ne pouvait rien contre cet ascendant d'un homme. Un nouveau péril la menaçait d'ailleurs ; Maxime, jaloux d'affermir et d'augmenter sa puissance par la perte de Valentinien, avait rompu tout traité et marchait sur l'Italie. Il fWlut recourir encore à Péloquenced'Ambroise. 11 aJui*mêmerendu compte de cette niission dans une lettre à Valentinien. Arrivé dans la ville de Trêves, où résidait Maxime avec sa cour et son armée , révoque fût reçu par un eunuque du palais, qui lui dit que l'empereur ne pouvait l'écouter qu'en plein conseil. AmbroiSe se plaignit de cette condition comme injurieuse à l'épiscopat ; mais il fallut céder. On l'introduisit dans le conseil du prince, qui se leva pour l'embrasser, Lft colère de Maxime n'en était pas moins vive contre Ambroise, qu'il accusait de vouloir le tromper. Ambroise se défendit dans un lan* gage plein de noblesse, et red^fnanda le corps de l'infortuné Gratien. « Valentinien S lui dit-il, t'a renvoyé ton frère vivant ; rends-lui du moins les restes inanimés du sien. Tu crains que le retour de ses dépouilles mortelles ne renouvelle la colère des 3oldats ; c'est là ton prétexte. Ah! celui qu^ils ont abandonné pendant sa vie , le défendront-ils après sa mort? Gomment crains- tu dans le tombeau celui que tu as fait tuer, quand tu pouvais le sauver? J'ai tué mon ennemi ! dis-tu. Non , il n'était jjas ton ennemi : toi seul étais le sien. C'est l'usui'patéur qui commence la guerre, et l'enlpereur défend ses droits.

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