‹ Tableau de Paris (volume 2)Chapitre 114 sur 230 · CHAPITRE XIX. — LE LONG DE LA SEINE (Suite · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX. — LE LONG DE LA SEINE (Suite

Verreaux, l’un des voyageurs naturalistes de cet établissement, qui lui a rapporté du cap de Bonne-Espérances de si riches collections. L’espèce à laquelle il appartient avait été figurée, mais non décrite, par M. S. R. Gray, gouverneur des possessions britanniques de la Nouvelle-Zélande. « Les indigènes , avait dit M. Gray, l’appellent kakapo, ce qui veut dire perroquet de nuit. Depuis que les chats et les rats se sont introduits dans 1 lie, ajoutait le même observateur, les individus de cette espèce ont disparu de plus en plus, de sorte que, dans certaines parties de l’ile, cet oiseau est regardé comme fabuleux, opinion que partagent beaucoup d’Européens. » Le striyops habroplilus du jardin des Plantes est le seul qui se trouve actuellement dans les collections scientifiques de l’Europe.

M. Pucheran, aide naturaliste, a lu à l’Académie des sciences une intéressante notice sur le striyops habroptilus, à laquelle nous empruntons les détails suivants :

« Le striyops habroplilus est un des types les plus intéressants qui aient été soumis depuis quelques années à l’observation des ornithologistes. L'allongement et la force de ses tarses et de ses ongles décèlent un animal essentiellement marcheur. Sous ce point de vue, c’est un pézopore avec des proportions beaucoup plus fortes. Pour ce qui est de l’allongement des rémiges, beaucoup d’espèces pourraient lui être comparées, mais aucune d’entre elles ne nous a offert des ongles aussi peu arqués. Si, par certaines formes particulières de ses organes, cette espèce s’isole de presque tous les autres psittacidés, les caractères du ptilose qui lui sont propres ne sont guère moins dignes d’attention. Son pelage est très abondant, assez uniforme, comme c’est la coutume chez les espèces nocturnes. Mise à côté de certaines espèces de strigidés, on retrouve dans l’une comme dans l’autre de grandes analogies dans la disposition générale des taches et des raies. En dessous ce sont de grandes taches jetées sur le centre de chaque plume; sur les ailes , d'autres grandes taches transversales: sur la queue, les voilà devenues plus éparpillées, plus petites, moins régulières. Mais le fond de la coloration est resté celui des psittacidés, de la perruche ingambe (pesoporus fortnosus , Yig. et Horsf.) particulièrement. Il l’est encore par l’état de nudité des tarses, particularité dont on connaît si peu d’exemples chez les rapaces nocturnes; il est superflu d’ajouter que presque tous les caractères de l’oiseau de proie se sont également évanouis. Le bec, par sa courbure basale, semble bien nous en offrir un vestige; mais la forme générale du bec du pézopore est absolument semblable... Ce qui éloigne au contraire le striyops habroptilus des psittacidés, c’est la présence des plumes écailleuses de la face. 11 se rapproche de nouveau par ce caractère des strigidés, et ce rapproche ment est complété, encore par la présence de longues soies qui couvrent les côtés du bec et les dépassent en avant...

« Les mœurs du striyops habroptilus sont malheureusement fort peu connues. Mais, quelque imparfaites qu’elles soient, les notions que l’on possède à ce sujet suffisent pour donner une grande vraisemblance aux déductions physiologiques que suggère l’examen des formes extérieures de cette espèce. « L’individu qui l’a capturé, nous dit M. J. Yerreaux, m’a assuré que cette espèce vit dans des terriers creusés aux pieds des arbres, et que ces terriers ont une profondeur de quatre à cinq pieds. 11 se nourrit des racines de diverses plantes. Il ne sort de son trou que pendant la nuit, et, au lieu de fréquenter le séjour des arbres, il a des habitudes terrestres, mais dans des forêts humides et profondes qui l’abritent de l’éclat du jour. Au dire des naturels, quoique d’une nature peu farouche, puisqu’il ne s’envole jamais à leur approche, il ne se trouve cependant jamais qu’isolé. Il grimpe parfois parmi des lianes épaisses, et c’est de la qu'il

fait entendre un gémissement lugubre qui amène souvent son compagnon, que l’on n’entend pas venir, tant son vol est léger. D’après d’autres observations des indigènes, le son de sa voix change lorsque l’obscurité est plus grande; devenue alors plus sonore, elle ressemble à celle de l’espèce de chouette originaire de ces contrées. Le nid est composé de fougères et placé dans le fond du terrier. La chair de cet oiseau exhale une forte odeur désagréable, comme celle de la fouine.

« Comme si tout devait exciter l’intérêt dans l’é-

Lcs grandes serres.

tude de cette espèce, disait M. Pucheran en terminant son mémoire descriptif, c’est la Nouvelle Zélande qui en est la patrie; la Nouvelle-Zélande, qui a déjà fourni à l’ornithologie les genres nestor , ylauropis, tirrnayra, philesiurnus, ocunthisitta, neomorpha, et surtout l’cipteryx et l'ocydromus ; la Nouvelle-Zélande habitée autrefois par le dinortnis. Autant de types génériques, autant de types de transition ; car nous pensons que la place du striyops habroptilus est en tête des psittacidés, à côté du pézopore, dont il possède tant de caractères. En n’accordant à cette grande

Intérieur des galeries d’histoire naturelle.

île de l'Océanie que très-peu de mammifères, la nature l'a faite riche d’espèces d’oiseaux, dont certains offrent un intérêt immense au zoologiste, qui, les voyant pourvus d’un appareil alaire extrêmement réduit dans ses dimensions, n hésite pas à les comparer à l’autruche, au cazoar, au nandou, et à les considérer comme rapprochant des mammifères la brillante classe dont ils font partie. »

Le promeneur s’arrête aussi avec complaisance devant l’enclos des tortues, ces lentes voyageuses qui ,

comme l’aiguille de nos horloges, font tant de chemin sans que l’œil s’en aperçoive. Singuliers animaux, dit M. Boitard, auxquels il repousse un œil quand on le leur a arraché, et dont on peut vider la cervelle, par un trou pratiqué dans le crâne, sans leur ôter la vie. Quelques oiseaux, des hérons pourpres, des bernaehes armées, répandus çà et là sur l'herbe, offrent par leurs ébats un piquant contraste avec l’immobilité de leurs compagnes aux puissantes cuirasses.

Nous aurions encore à chercher beaucoup de petits spectacles autour des enclos, si le temps ne nous pressait pas; nous allons tout droit aux reptiles, (pii occupent aujourd’hui l’ancienne habitation des singes. Les femmes et les enfants ne font pas un long séjour devant ces vitres à travers lesquelles on voit des serpents étaler leurs grâces hideuses. La physionomie des promeneurs arrêtés devant ce spectacle n’est pas moins intéressante à observer que les boas eux-mêmes. On éprouve toujours, en face de ces animaux, un secret effroi mêlé d’une inexprimable curiosité. Chacun semble vouloir regarder, mais n’être pas vu de cet œil fixe et magnétique. Au reste, les reptiles du jardin des Plantes sont peu redoutables. Ils passent leur vie à manger des lapins et à dormir, genre d’existence qui excite peu l’imagination.

Quand on a parcouru toutes les allées du jardin paysager; quand on a vu tous ces animaux aux formes et aux mœurs si diverses; quand on a respiré le parfum de ces fleurs recueillies sur tous les points du globe, on a encore à visiter les serres fermées au public, et dans lesquelles sont rassemblées toutes les fleurs et toutes les plantes exotiques. Ces serres s’ouvrent parfois devant un petit nombre de privilégiés; c’est une véritable bonne fortune que d'être introduit dans ces splendides demeures où les sens perçoivent des voluptés inconnues. Rien de plus beau que l’intérieur de ces édifices de verre. Tout à coup, en sortant des noires allées de sapins qui s’étagent sur la colline du labyrinthe, on se trouve transporté dans un brûlant climat, au milieu de ces puissants végétaux que le soleil du tropique fait jaillir comme de vertes fusées d'un sol exubérant. L’impression causée par ce contraste est difficile à définir : on éprouve, dès l’entrée, un éblouissement qui n’a pas encore cessé lorsqu’on a repris sa promenade au dehors. La Seine, entrevue de loin, se couvre de ces palmiers, de ces cocotiers, de ces bananiers qui se dressaient dans les serres, et il faut un effort pour ne pas rêver du Nil ou du Gange. Les trésors de végétation qu’on vient d’admirer, les parfums qu’on respire encore, les animaux qu’on a contemplés, vous donnent l’idée d’un monde nouveau qui va se fermer brusquement derrière vous.

Parlons aussi des richesses et des merveilles du Muséum. Les étrangers, sur la présentation de leur passeport, obtiennent de l’administration des cartes qui leur permettent d’entrer au Cabinet d’histoire naturelle les lundi, jeudi et samedi de chaque semaine, de onze à deux heures. Le public ne peut le visiter que le mardi et le vendredi, de deux à cinq heures en été, et de deux jusqu’à la nuit en hiver. Les naturalistes qui veulent y étudier sont obligés de prendre des cartes d’étudiants, et y entrent aux heures consacrées aux études.

Le cabinet de zoologie est un des plus complets qu’il y ait au monde. Les animaux y sont empaillés avec le plus grand soin, et placés dans des armoires vitrées, hermétiquement fermées, afin depréserver leurs robes délicates et brillantesdel attarpiedes insectes destructeurs. Chaque espèce est placée avec son genre, les genres avec leur famille, les familles avec les ordres; tous les objets y sont classés méthodiquement et dans le plus grand ordre. Une étiquette apprend aux visiteurs les noms génériques et spécifiques de chaque animal, le nom de l’auteur qui l'a décrit , la partie de la terre où son espèce se trouve,

et souvent le nom de la personne qui 1 a recueilli et envoyé au Cabinet. Nous passerons rapidement en revue les objets qui frappent le plus, non pas les savants, mais le public dans cette riche collection.

Dans la salle des singes, on cherche à retrouver 1 orang-outang qui a vécu à la ménagerie sous le nom de Jack, et la jeune femelle de Kimpëzey, Jacqueline. D’autres orangs, des gibbons aux longs bras, des mandrills au nez rouge et bleu, des sapajous, des ouistitis, sont les plus remarqués des visiteurs. Viennent ensuite les ours, les lions, les tigres, et autres grands chats, tous remarquables par leur robe admirablement tachée ou mouchetée. Les civettes, les hyènes, les loups, arrêtent un moment les regards; mais les éléphants, les rhinocéros, les hippopotames, les girafes, et autres grands animaux, sont ceux qui fixent le plus l’attention générale.

Les galeries d’ornithologie sont extrêmement licquentées par les etudiants et les naturalistes, mais le public, après y avoir admiré les vives couleurs métalliques des colibris, la grande stature des autiuche^, des nandous, des casoars, la singulière attitude des manchots, le plumage si beau et si varié des perroquets, des paons, des faisans, de 1 euphone a bandeau, du rampocède flamboyant, des lyres, la poche du pélican , le bec énorme et original des calaos, la puissance des aigles et des grands-ducs, le public, dis-je, passe avec assez d’indifférence devant tout le reste.

Nous voici dans la galerie consacrée à la conservation des reptiles et des poissons. Comme ces derniers sont presque tous conservés dans l’esprit de vin et renfermés dans des bocaux de verre, on s’y arrête peu. Il n’en est pas de même pour les reptiles. Des tortues colossales, des crocodiles d’une prodigieuse grandeur, l’énorme boa unacondo et quelques autres sont remarqués de tout le monde; on voit même des personnes chercher dans son bocal le terrible serpent à sonnettes.

Les collections de crustacés, d’arachnides, de myriapodes et d’insectes ne sont guère visitées que par les naturalistes; quant au public, il ne remarque en passant que les grosses espèces.

La collection des coquilles , c’est-à-dire des mollusques, des annelides et des rayonnés attire un peu plus son attention, à cause des vives couleurs qui parent la plus grande partie des espèces : par exemple, on ne veut pas sortir de la galerie sans avoir vu la magnifique coquille nacrée qui donne les perles fines, ni le gant fait avec la soie brune tirée du byssus d’un coquillage assez commun sur les côtes de la Corse.

A la suite du cabinet renfermant les animaux qui vivent aujourd’hui sur le globe, nous devons nécessairement visiter celui des fossiles renfermant les derniers restes de ces êtres singuliers qui peuplaient la terre à des époques antédiluviennes, et ([lie nous ne connaissons plus que par les antiques fragments qu’on trouve de loin en loin ensevelis dans le sol. Là sont des os d’éléphants bien plus gros que ceux que nous connaissons aujourd’hui, et auxquels Georges Cuvier a donné le nom de mastodonte et de mammouth. Plusieurs espèces monstrueuses de ces animaux foulaient le sol qui depuis est devenu la France.

Des hippopotames, des rhinocéros, des tapirs, des lophiodons, des chéropotames, des hyènes, des lions, des panthères et autres monstres d’une grandeur énorme erraient aux environs de Paris. D’affreux crocodiles habitaient les marais de Mention. Les ptérodactyles ou dragons volants, de cinq à six mètres de longueur se balançaient dans l’air sur leurs ailes livides.

Des plésiosaures au corps de poisson , au pied de cétacé, au cou de serpent, à la tête de lézard, nageaient la où sont des vallées; les ichthiosaures, moitié poisson, moitié lézard, plus grands et plus formidables que les précédents, traînaient leur ventre fangeux où coulent les eaux de la Seine. Dans ce cabinet des fossiles vous verriez les restes de palæothérions, des

mégathérions, des mégalonix, des dynothérions. Nonseulement ils ont disparu pour toujours, ces animaux qui dépassent les fabuleuses créations des poètes mythologiques, mais ils n’ont même pas laissé après eux sur le globe des représentants qui leur soient analogues en quelques points. Le déluge a submergé tous ces premiers et effroyables rudiments de la création.

Le cabinet d’anatomie comparée, dans lequel nous pénétrons, n’est ouvert au public, sur la présentation

L’amphithéâtre des cours.

des billets, que le lundi et le samedi, depuis onze heures jusqu’à deux. Ces galeries n’offrent un véritable intérêt que pour la science; les visiteurs y sont peu nombreux, et les dames osent rarement affronter ce spectacle. On y voit, outre un grand nombre de pièces naturelles ou artificielles d’anatomie humaine, une foule de squelettes d’animaux, dont un des plus curieux, au moins par la grandeur, est celui d’un cachalot qu’on a laissé dans la cour , faute de pouvoir lui trouver une place dans les galeries, car il a près

de vingt mètres de longueur. A l’entrée du cabinet on voit aussi, en dehors, des mâchoires d’une baleine d’une grandeur monstrueuse.

La seconde salle renferme des squelettes humains, parmi lesquels on remarque celui de Soliman-el- Haleby, l’assassin de Kléber, celui de Bébé, le célèbre nain du roi de Pologne Stanislas, le squelette de la Vénus hottentote morte à Paris. Une autre salle contient une série de têtes entières d’animaux et de toutes les races d’hommes. Parmi les têtes d’animaux, il en est une fort curieuse, c’est celle d’un dieu, ni plus ni moins, celle du bœuf Apis: on l’a retirée d’une momie. On peut encore jeter les regards, en passant dans cette deuxième salle, sur le squelette extrême¬

ment curieux de Ritta-Christina , qui, avec un seul corps avait deux têtes dont chacune fut séparément baptisée, l’une sous le nom de Ritta , l’autre sous le nom de Christina; elle est morte à Paris âgée de huit mois, elle était née en Sardaigne le 12 mars 1829. Chaque tête avait une poitrine qui lui appartenait, mais tout le reste du corps ne formait qu’un individu. Ritta (la tête droite), était mélancolique et maladive, Christina (la tête gauche), était rieuse et d’une santé florissante. Héraclite et Démocrite dans un même corps. Ritta tomba gravement malade. Tant que dura la maladie Christina parut s’en mettre peu en peine, et elle jouait encore sur le sein de sa mère pendant l’agonie de sa sœur. Quand celle-ci mourut, Christina poussa un grand cri et expira subitement.

Une salle est consacrée à la myologie. On y voit des écorchés, en cire ou en plâtre colorié, d'hommes et d’animaux; des muscles de mammifères, d’oiseaux, de reptiles et de poissons, conservés dans de l’esprit de vin : d’autres salles offrent à l’étude tous les autres organes utiles ou indispensables aux phénomènes de la vie; des viscères, des nerfs, des vaisseaux, etc.

Puis vient la collection crâniologique du docteur Gall. On y voit, soit en nature, soit moulés, le crâne du général Yurmser, celui de l’abbé Gautier, celui du poète allemand Alxinger et ceux de beaucoup d’autres personnages célèbres. Parmi les crânes d’assassins reluisent ceux de Papavoine , de Cartouche , de Lacenaire, etc.

Le cabinet de botanique, placé à l’extrémité orientale du bâtiment neuf, n’ouvre sa porte que le jeudi, de deux à quatre heures, et l’on n’est reçu que sur la présentation d’un billet. Ce cabinet possède des herbiers parfaitement conservés et très-complets. Tels sont : l’herbier général et ceux du Levant, d’Égypte, de l’Inde, des des de France et de Bourbon, du Cap, de la Nouvelle-Hollande, de Cayenne, des Antilles, etc. Quant au cabinet de géologie, il ne peut intéresser (pie les savants qui étudient la formation du globe, ou qui du moins cherchent à la deviner, les personnes qui s’occupent de minéralogie, les mineurs, etc. Il renferme, parmi d’autres sujets, une collection complète de toutes les roches ou terrains qui ont été étudiés jusqu’à ce jour.

Le cabinet de minéralogie se divise en deux parties distinctes : la partie des minéraux et la partie des métaux. Ce qui frappe, ce sont de superbes échantillons de cristaux de toutes les formes et de toutes les couleurs, de pierres précieuses les plus rares. Les visiteurs ne manquent guère de s’arrêter devant l’armoire qui contient le diamant. Les plus beaux diamants que l'on connaisse sont : le grand mogol, le diamant de l’empereur de Russie, celui de l’empereur d’Autriche, le régent de France, le Sansy, et enfin et surtout le koi-noor, tant admiré par les Anglais à l’exposition universelle de Londres, et qui vaut, assure-t-on, vingt-deux millions de notre monnaie.

Les curieux s’arrêtent aussi devant une pierre que l’on a nommée la pierre d’achoppement des savants. Cette pierre est, au choix, un aérolithe, un météorite ou une astérolithe. Comme elle contient dans sa composition une forte proportion de fer, on l’a classée au cabinet dans la série des mines de métal.

L’amphithéâtre des cours est un monument qui se rapproche un peu du style des barrières. Cela a une prétention au style grec, mais c’est un mélange de grec et d’égyptien. C’est là qu’ont lieu les cours des professeurs du Muséum , cours dont quelques-uns sont très-suivis par la jeunesse scientifique. 11 y aussi un amphithéâtre de dissection, dans lequel le public n’est pas admis. Cet amphithéâtre, qu’on nous pardonne la comparaison, est la cuisine du musée ; là sont transportés les animaux morts pour y être disséqués et empaillés. C’est de cet amphithéâtre qu’ils passent ensuite clans les galeries, tout reluisants, tout étin-

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