LA CITÉ
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Superficie do I île do la Cite. — Ses quais. — Ses ponts. — Quartiers de la Cité et du Palais (le Justice. — Histoire de la Cité La ville des Paris». — Clovis. — Les comtes de Pari
Les Normands. — - Eudes Hugues Capet. — Saint Louis et Thibault de Champagne.— La Cité au treizième siècle — Le quai Napoléon. — Maison d’Héloïse et d’Aheilard. — Le quai des Orfèvres La rue
d Arcole. — Saint Landry. — Pierre Brousse!, le Pere du peuple. -.L’église Saint-Landry. - Maxime et (.ration. — Notre-Dame. — Le Parvis. Les exécutions sur le Pan is. — Le marquis de I'avras.
Le marche au pain. Le chapitre de Notre-Dame. — Louis VII et < roteil • — La puissance et les hauts faits du chapitre de Notre-Dame. — Les habitants de ChAtenav. — La Ligue la Fronde
la huile Lmgenuus. Les fondements de la métropole. — Maurice de Sully évêque de Paris. — Grandeur de l’édifice. — Les portiques. — l,es tours. — Le portique du nord. Le bourdon.
La tarai le occidentale'. — Intérieur de l’église — Les pilliers. — Les vitraux. — Les roses. — Les trente-deux chapelles. — Le chœur, — Les tombeaux dans Notre-Dame. I a
.•hnrnnnm .loc ......1.1... , „ - - *- - » . . . restanral i()n de ,«47 MM Lassas et Viollet- Leduc, architectes. La nouvelle
■ Le cloitre. • — La fontaine. — Revenu
.... ,u,»uy uvuucLwn — iiiu iicio u* i vgi IM: — u» |nmer.s. — i.es viiraux. — Les 1 charpente des combles. — Le vandalisme dans les embellissements faits à Notre-Dai m sacristie — Cour du cloître delà sacristie. — Les cérémonies liistor"
des archevêques. — Les jilles de l’archevêque et les Jllles de
ifs faits à Notre-Dame. — La restauration de 1847 — MM Lassus et Viollet-Leduc, architectes. iriques à Notre-Dame. — Cérémonie du 1 ' ' janvier 1 852. — L’archev êché, — Le cloitre. > — La fontaine .\otre-Dame. — Mgr Sibour. — Réforme du costume ecclésiastique, — Les conférences. — Le père La
.acorilaire
Passons maintenant dans Pile de Cité, dans ce vénérable berceau de la ville de Paris.
L'île de la Cité a environ 200,000 mètres carrés de superficie. Elle est bordée par les quais Napoléon, Desaix, des Orfèvres, du Marché-Neuf et de l’Archevêché. Sa communication avec la rive droite s’effectue par les ponts de la Réforme, d’Arcole, Notre-Dame, au Change et le Pont-Neuf ; avec la rive gauche par les ponts Neuf, Saint-Michel, Petit-Pont, Saint-Charles, aux Doubles, de l’Archevêché ; avec Pile Saint-Louis
par les ponts de la Cité et de la Réforme. Elle forme deux quartiers : celui de la Cité, qui appartient au neuvième arrondissement ; celui du Palais-de-Justice, qui appartient au onzième.
L histoire de cette île est l'histoire de la ville ellemême jusqu’au treizième siècle. Le Paris des deux rives n’avait alors qu’une très-médiocre importance. Notre-Dame et le Palais, ces deux métropoles religieuse et politique, concentraient tous les événements dans la cité. La population, les églises, les établisse¬
ments de tout genre ne cessaient de s’y entasser. Déjà, à cette époque, le passé de Paris n’était pas sans gloire ; mais rien n’avait indiqué au début son importance ni ses futures destinées. Au temps de la Gaule, la ville des Parisii avait lutté une des dernières contre l’invasion étrangère et résisté courageusement aux Romains. Plus tard, sous ces nouveaux dominateurs, des empereurs avaient habité dans ses murs. Conquise par les Francs, elle avait été la capitale du fondateur de leur empire, de l’habile et sanguinaire Clovis; mais.
pendant les discordes et les guerres de ses successeurs, elle avait perdu cette prépondérance. Le royaume de Paris avait succombé dans la lutte : anéanti par les grands conquérants austrasiens, il avait disparu dans la nouvelle monarchie, et sa capitale, négligée par Charlemagne, était déchue, oubliée. Tandis que d’autres villes françaises, tandis (pie Lyon, Arles, etc., devenaient capitales de puissants royaumes, Paris restait sous la domination d’un simple comte, bien inférieur à ses redoutables voisins de Rourgogne, de Champagne, de Bretagne ou de Flandre ; mais ce comte, Robert le Fort, était un homme de talent et de courage. Soutenu par son peuple, qui, dans les malheurs et rabaissement de la nation avait conservé l’amour de l’indépendance et la haine de l’étranger, il lutta contre les barbares normands qui ravageaient la patrie, les vainquit, et mourut au milieu de sa gloire. Son fils, Eudes, fut digne de lui; et lorsque les Normands voulurent détruire cette ville qui les bravait,
Eudes, dans un siège mémorable, apprit encore à la France que ces barbares qui l’épouvantaient n’étaient point invincibles. Aussi, quand les seigneurs indignés déposèrent le lâche successeur de Charlemagne, ce fut Eudes que les barons français jugèrent dignes de leur commander : Eudes fut roi; Paris fut de nouveau capitale.
Mais cette souveraineté était bien précaire : une moitié de la France la reconnaissait à peine ; l’autre moitié la repoussa tout à fait et prit un autre chef, Charles le Simple. Après la mort d’Eudes, Robert, son fils, hérita de son comté, mais non de sa couronne : Charles le Simple resta seul roi.
Le comte fut bientôt plus puissant que le monarque. Tandis que la couronne passait de la tête de Charles, captif à Péronne, sur la tête du duc de Bourgogne, Paris augmentait ses forces en silence. 1 lugues, comte de Paris, abbé de Saint-Denis, duc de France, faisait et défaisait les rois. Son fils , Hugues Capet, se
crut enfin assez fort pour prendre cette couronne dont son père avait disposé sans la porter, et Paris devint la capitale du royaume de France pour ne plus cesser de l’être.
Mais quelle capitale et quel royaume ! La capitale se renfermait presque dans la Cité, et le royaume n’avait que quelques lieues d’étendue. Faut il dire que le roi Louis VI luttait pendant tout son règne contre le sire de Montlhéry, et regardait comme un de ses plus beaux triomphes d’avoir vaincu ce terrible adversaire? que les seigneurs de Corbeil, de Gournay, du Puiset et de Crécy guerroyaient sans cesse sur ses frontières? et que, dans un traité qui fut signé entre le roi saint Louis et Thibault de Champagne, comte de Brie, il fut interdit au comte de mettre pendant sept ans les pieds sur la terre de France, qui m’avait donc de ce côté que six lieues de large, à partir des murs de la capitale?
La puissance de ces anciens comtes de Paris, deve-
nus rois de France, ne resta pas longtemps renfermée dans ces étroites limites Une suite remarquable de princes, doues de qualités diverses et d un incontestable talent, sut arrondir ce mince héritage. Depuis Philippe-Auguste et Louis IX jusqu à Philippe le Bel et Charles V, depuis Louis XI et François 1er jusqu’à Henri IV et Louis XIV, par guerres, par traités, par achats, par alliances, ils étendirent de proche en proche leur sceptre royal sur toutes les provinces, détruisirent une à une les suzerainetés féodales, et s avançant toujours, malgré d’inévitables revers bientôt réparés, conquirent enfin cette France que nous voyons aujourd’hui. Paris, capitale, régna depuis les Alpes jusqu’aux Pyrénées, depuis la Méditerranée jusqu’à
l’Océan.
Cependant, à partir du treizième siècle, et a mesure que le Paris des deux rives s’agrandit , la Cité perd de son importance, mais non de sa popularité; car elle reste le centre des affaires politiques , et même, à cause du parlement, le centre des affaires commerciales ; elle garde ce caractère jusqu a la lin du dix-huitième siècle. A dater de cette époque, la Cité cesse de jouer le premier rôle dans l’histoire de Paris. La richesse s’en est éloignée , il n y reste qu une population misérable et soutirante: elle devient même un repaire de vagabonds , de repris de justice et de prostituées; aucun événement ne vient la remettre en saillie, et elle ne garde d’importance politique que par le Palais de Justice, et surtout par la Préfecture de police, position du premier ordre, dont les révolutions ne cessent jamais de s’emparer.
11 y a soixante ans à peine, la Cité présentait encore l’aspect peu séduisant qu’elle avait au moyen âge : à 1 intérieur, privée de quais, sauf dans sa partie occidentale, ayant les maisons hautes, fétides, obscures , pressées sur les bords de la Seine , bordée d'eaux sales, d’herbes dégoûtantes, de blanchisseries, de guenilles suspendues de toutes parts ; elle offrait à l’extérieur un amas de ruelles hideuses, de masures
noires, de bouges infects, ruche abominable où nos pères se sont entassés pendant des siècles, et dans laquelle on ne comptait pas moins de cinquante-deux rues, six impasses, trois places, dix paroisses, vingt et une églises ou chapelles, deux couvents, l’Hôtel-Dieu, les Enfants-Trouvés , le Palais avec ses dépendances, l’Archevêché , le cloître Notre-Dame, et la cathédrale. Aujourd’hui , l’air a pénétré dans ce triste quartier. De tels déblayements ont été opérés depuis une vingtaine d'années, qu’il n’y reste plus qu’une douzaine de rues.
Mais quelque embellie, d’autres diraient défigurée, que soit la Cité, il y reste assez de débris du passé pour qu’on se sente pris d’un trouble indéfinissable à l’aspect de ces maisons avec leurs auvents en saillie , leurs portes basses, leurs escaliers de bois vermoulu, de ces logis noirs, fétides , misérables qui ont pourtant hébergé des prélats, des magistrats , de grands seigneurs et de grandes dames ; où tant de générations se sont écoulées comme les flots de la Seine , aussi rapides, aussi fugitives, sans laisser plus de traces. Alors la pensée se plonge avec tristesse dans les ténèbres du passé; elle interroge ce pavé, ces murs, ces édifices témoins de tant d’événements, oii se sont agités tant d’intérêts, tant de haines, tant d’amours, tant dépassions; elle ressuscite cette population ignorante et misérable, mais qui n’avait conscience ni de son ignorance ni de sa misère, qui vivait calme, résignée et pieuse à l’ombre de sa vieille basilique, respirant tranquillement cet air méphitique imprégné alors de dévotion et de foi.
Le quai Napoléon date de 1802. Auparavant , la Seine était bordée par les jardins du chapitre de Notre-Dame. On remarque aujourd’hui sur ce quai une maison récemment bâtie, et qui est ornée des médaillons d Héloïse et d’Abeilard. Elle a été construite sur 1 emplacement de la maison du chanoine Fulbert, oncle d Héloïse, laquelle était située rue du Chantre, n° 4; il y a quelques années, on lisait encore sur la façade d’une vieille maison, que celle-ci vient de rem¬
placer, ce distique d’une poésie plus que douteuse :
Héloïse, Abeilard vécurent en ces lieux,
Des sincères amants modèles précieux.
Nous reviendrons plus tard sur les autres quais, dont quelques-uns ont une histoire, comme le quai des Orfèvres, occupé autrefois par la corporation, et qui a conservé encore aujourd’hui un grand nombre de boutiques d’orfèvrerie.
Un mot en passant de la rue d’Arcole, à cause des souvenirs (pii s’y rattachent. Cette rue est une grande et large voie, formée récemment des anciennes rues du Chevet Saint-Landry et de Saint-Pierre aux Bœufs. La rue du Chevet Saint-Landry tirait son nom d'une église où furent transportées les reliques de saint Landry, évêque de Paris, lorsque la ville fut assiégée par les Normands. L’entrée de cette église, reconstruite en 1477, donnait dans la rue Saint-Landry, et son chevet dans la rue qui en prenait le nom. On remarquait dans cette église, le monument sculpté par Girardon pour la sépulture de sa femme; le tombeau de la famille Boucherat, et celui de Pierre Uroussel, le Père du 'peuple de quelques jours au temps de la Fronde. Broussel demeurait rue Saint-Landry, n° 7, et sa maison existe encore. C’est lii qu’il fut arrêté le 26 août 1648; c’est là que commença l’émeute (pii ébranla le trône du jeune Louis XIV. L’église Saint- Landry a été démolie en 1790. On a trouvé dans les fondations de cet édifice les ruines d’un monument triomphal , élevé en 383 par le tyran Maxime en commémoration de sa victoire sur Gratien.
Nous arrivons à la grande métropole; à cette vieille gloire de l’architecture gothique, à Notre-Dame.
Nous voici en face du parvis Notre-Dame , une grande place sur laquelle se trouvent, outre la cathédrale, l’Hôtel-Dieu et l'administration des hospices de Paris. Le parvis date de la fondation même de Notre- Dame. Parvis vient de paradisus, paradis, dont on a fait paravisus, et par contraction parvisus. Bien que cette place fût jadis beaucoup moins grande qu’aujourd’hui, elle renfermait des écoles publiques, le bureau des pauvres, les églises Saint-Christophe et Sainte-Geneviève des Ardents, enfin l’échelle patibulaire et la prison de l’évêque de Paris. C’est là qu’on amenait les condamnés pour faire amende honorable, une torche à la main, et entendre lire leur arrêt de mort. Ce lugubre spectacle fut donné une dernière fois, le 19 février 1790, pour le supplice du marquis de Favras. On y faisait aussi des exécutions criminelles. Enfin, près de l’église Saint-Christophe et sous la protection de Notre-Dame se tenait le marché au pain pour les pauvres, oii venaient vendre en franchise les boulangers des environs de Paris. Le parvis commença à être déblayé en 1748 par la destruction des églises Saint-Christophe et Neuve-Notre-Dame, et l’on bâtit l’hospice pour les enfants trouvés, remplacé aujourd hui par l'administration des hospices. Les autres agrandissements de la place ont été faits depuis la Révolution, et principalement aux dépens de l’Hôtel- Dieu et du cloître Notre-Dame.
Le chapitre de Notre-Dame était une véritable puissance indépendante; on le vit plus d’une fois braver l’autorité loyale et amener les rois eux-mêmes à des concessions. Louis VII, surpris par ht nuit, s’était arrêté à Créteil < n se dirigeant vers Paris; il soupa et coucha dans ce village aux dépens des habitants. Créteil (‘tait une seigneurie du chapitre de Notre-Dame; les chanoines résolurent de punir le roi d’avoir attenté au privilège de leur église.
Le lendemain Louis Vil se présenta à l’église Notre- Dame pour y remplir ses devoirs religieux. Il trouva les portes fermées, il en demanda la cause; la réponse ne se fit pas attendre, la voici :
« Quoique tu sois roi, tu n’en es pas moins cet homme qui, contre les libertés et les coutumes de l’Eglise, a eu 1 audace de souper à Créteil, non à tes dépens, mais à ceux des habitants de ce village. Voilà pourquoi l'Eglise a suspendu ses offices et t’a fermé ses portes. »
Le roi épouvanté gémit, verse des pleurs et s’excuse avec humilité. « La nuit m’a surpris en chemin, répondit-il, il était trop tard pour que je pusse continuer ma route jusqu’à Paris. Les habitants de Créteil se sont empressés de fournir à mes dépenses ; je ne les ai point forcés, et je n’ai pas voulu repousser leurs offres obligeantes. Qu’on fasse venir l’évêque Thibaut, le doyen Clément et tout le chapitre, et même le chanoine prévôt de ce village : si je suis coupable, je ferai satisfaction; je m’en rapporte à leur décision sur mon innocence. » Le roi reste humblement à la porte de l’église, attendant la réponse du chapitre, qui résiste d'abord aux sollicitations de l’évêque et ne cède que lorsque le prélat lui eut remis, de la part du roi, deux chandeliers pour gage de la restitution réclamée. Alors les portes furent ouvertes à Louis VIL (6 'allia chrisliana, tome VIL)
Le chapitre ne se montra pas moins jaloux de ses privilèges sous les rois suivants. En 1616, le pont Marie étant en pleine construction, les chanoines de Notre-Dame s’opposèrent à la continuation des travaux, et ne se départirent de leur opposition qu’après avoir reçu pour indemnité douze cents livres de rentes sur le domaine de la ville.
En 1612, nouvelle opposition des chanoines à la construction du pont de bois; le roi fut obligé d’acheter un emplacement près du port Saint-Landry, pour y établir la culée de ce pont.
Le chapitre, avant les époques que nous venons de rappeler, aurait du être éclairé par un fatal événement des conséquences de son opiniâtreté. Le 22 décembre 1396, le pont aux Meuniers fut entraîné par les eaux; cent-cinquante personnes périrent, et, le lendemain, les gens du roi déclarèrent au parlement « qu’ils ne savaient d’où provenait cet accident, si ce n’est de ce que, les rois ayant donné ledit pont au chapitre de Notre-Dame, ledit chapitre n’avait pas voulu souffrir que ledit pont fut visité par les maîtres des œuvres (architectes) du roi. » Je pourrais citer bien d’autres faits de cette nature, ils sont très-nombreux et rapportés par l'abbé Lebœuf, l’historien de l’Église de Paris.
Ce chapitre avait ses tribunaux, ses prisons. En 1232, il avait frappé d’une nouvelle contribution plu* sieurs villages dont il était seigneur; épuisés par les impôts déjà existants, les habitants de Châtenay ne purent satisfaire aux nouvelles charges qui leur étaient imposées. Les chanoines les font traîner à Paris, et entassent dans une prison étroite et malsaine tous leurs malheureux serfs. Privés d’aliments et d’air, tous allaient périr. La reine Blanche demande la liberté de ces prisonniers et s’otfre pour leur caution. Les chanoines répondent que nul n’a le droit de se mêler des intérêts de leurs serfs; qu'ils peuvent les faire périr, si bon leur semble, et, pour braver la reine avec laquelle ils étaient alors en procès, ils font arrêter les femmes et les enfants des prisonniers, et les engouffrent dans la même prison. Leur mort était certaine, et cette prison, cloaque empesté, allait devenir le tombeau de toute la population de Châtenay. La reine indignée accourt à la porte de cette prison. Tous ses serviteurs l’accompagnent. Elle ordonne que la porte soit brisée, nul n’ose exécuter cet ordre. Tous craignent d’encourir les censures de l’Eglise. La reine frappe la première la porte avec un bâton. Le prestige de la terreur s’évanouit ; l’exemple de Blanche enhardit les plus timides, la porte est enfoncée. Aussitôt sortent de ce réduit une foule d’hommes, de femmes, d enfants, de vieillards pâles, expirants; leur voix suppliante implore leur libératrice qui, après avoir pourvu à leurs premiers besoins, parvint enfin à leur rendre la liberté. (Voir ['Histoire du diocèse de Paris, par l'abbé Lebœuf, tome IX, page 360.)
Dans des temps moins éloignés de notre âge, le chapitre exerça une grande influence dans la capitale. Il nous suffira d’indiquer les guerres de la Ligue, de la Fronde, les débats de la bulle Unigenitus , les billets de confession, etc. Émanation de Dieu même, la religion ne prescrit que des devoirs de paix et d’amour.