‹ Tableau de Paris (volume 2)Chapitre 156 sur 230 · L HOTEL DE VILLE · texte numérisé non relu

L HOTEL DE VILLE

La prévôté. — Les nautes parisiens. — Constantin et Julien. — Privilèges des nautes. — La lianse de Paris. — La charte de Louis le Jeune. — Puissance de la hanse parisienne. — J< prévôt des marchands. — Le prévôt Marcel. — Suppression <T rétablissement delà prévôté. — Election du prévôt. — Echevinage. — Conditions nécessaires pour la nomin fonctions. — Une cérémonie extraordinaire sous Louis XIV — Utilité de la prévôté et de l’échevinage — Liste des prévôts. — Les échevins comptés dans la noblesse. — Jacques dernier prévôt. Sa triste tin. • — La municipalité sous la première République. — La commune de Paris. — Les préfets de l’an vin — Les administrateurs et préfets déni La maison de la marchandise. — Commencement de l’Hôtel de ville. — L’Hôtel de ville s’achève sous Henri IV et la prévôté de François Miron. — Façade de l’Hôtel de l.’horloge de Lepaute. — La grande cour. — La statue de Louis XIV. — Les salles de l’Hôtel île \ ille avant 1789. — Les dépenses des principales l'êtes données à l’H ville. — Achèvement de l’Hôtel de ville — Statues de la façade. — Intérieur de l’Hôtel de ville. —Les t'ôtes extraordinaires a l’Hôtel de ville. — Salle des examens les écoles spéciales à l’Hôtel de ville. — La bibliothèque. — M. Rolle, conservateur. — Tirage pour le recrutement à l’Hôtel de ville. — La place de Grève. — I veille de la fête de la Saint-Jean. — Supplice de Damiens. — Exécution du marquis de Favras. — Fête du sacre de napoléon. — Les quatre sergents de la Rochelle. — 29 juillet 18, JO. — L’Hôtel de ville en 1848. — Lamartine et le drapeau rouge. — Le gouvernement provisoire. — Proclamation des représentants.

— La tourelle de la place de Grève. — L’église Saint-Gervais. — La place du châtelet. — La chambre des notaires. — La tour Saint-Jacques-la-Boucherie.

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Parmi les institutions auxquelles se rattachent les plus glorieux souvenirs, la prévôté des marchands est, sans contredit, une des plus grandes et des plus belles. Nous avons déjà dit un mot de ces nautes parisiens, de cette puissante corporation de négociants par eau qui a produit la hanse parisienne et le corps municipal de Paris; l’empire romain comptait un grand nombre de ces compagnies de commerçants par eau. Les dénominations de nautes , de naviculaires , de scaphaires , démontrent que leur profession n’avait rien de servile. C’étaient de riches négociants parmi lesquels on comptait des décurions, des décemvirs, des chevaliers romains, des questeurs, et même des sénateurs. Constantin et Julien honorèrent de la dignité de chevaliers ceux qui exerçaient ce commerce.

Seuls, les officiers du palais de l’empereur ne pouvaient faire partie de cette association. Les nautes, les naviculaires, les scaphaires, les dénunculaires étaient également nommés marchands, négociants, rnercatores , négociât ores. Ils jouissaientd’u ne foule depri viléges qui les exemptaient des charges publiques les plus onéreuses; et ils percevaient certains droits sur les marchandises qu’ils transportaient. En matière civile,

ils ne pouvaient être traduits que devant leurs propres juges. Ils possédaient en commun des biensfonds inaliénables, dont les revenus servaient aux communes dépenses.

Après la chute de l’empire romain, les plus riches habitants de Paris , qui se livraient au commerce fluvial, changèrent leur nom de nautes contre celui de marchands de l’eau. Mais l’institution resta toujours la même. Comme par le passé, ils se réunirent pour conserver et pour augmenter leurs privilèges. Leur association fut alors nommée hanse parisienne. En 1170, le roi Louis le Jeune confirma les privilèges de la hanse de Paris. Cette charte dit expressément que ces privilèges sont anciens, consueludines autem eorum taies sunt ab antiquo. On trouve dans cet acte les détails suivants : « Tout bateau chargé de denrées

15 Cent. LA LIVRAISON. — 65' HT 66e Eivr.

et d : marchandises était tenu de s’arrêter au pont de Mantes. Il ne pouvait passer outre ni être déchargé, à moins que l’expéditeur ne fût bourgeois hanse de Paris. S'il était établi ailleurs, il fallait qu’il fit sa déclaration, et alors le chef des marchands de l’eau lui imposait un compagnon, un marchand de Paris.» Le marchand du dehors devait déclarer au marchand parisien le prix réel de sa cargaison, et partager avec lui le bénéfice. Malheur à celui qui cherchait à enfreindre les privilèges de la hanse ; sa cargaison était saisie, puis confisquée au profit du roi et de la marchandise de Peau.

Cette obligation imposée aux marchands du dehors d’associer ceux de Paris au profit des expéditions des

mands d’envoyer directement le sel et la marée dans la haute Seine; défense, aux Bourguignons d’expédier sans intermédiaire leurs vins et leurs bois dans la basse Seine et à la mer. Quand les clameurs s’élevaient contre cet utile envahissement; lorsque les réclamants, au nom de l’intérêt général , demandaient l’abolition de ces privilèges, les Parisiens à leur tour alléguaient la position toute particulière de Paris; ils disaient : « La capitale du royaume a besoin d’approvisionnements considérables; si vous rendez la liberté au commerce sur la Seine, les meilleures denrées passeront par Paris sans s’y arrêter; elles seront transportées jusque chez les ennemis de la France. » La royauté donnait gain de cause

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marchandises par eau , était un précieux avantage pour les Parisiens; elle leur permettait de retenir les marchandises qui étaient a leur convenance et qui leur produisait des bénéfices sans nécessiter aucune avance de fonds. La hanse parisienne chercha a compléter son système de monopole : elle voulut egalement y soumettre la navigation de la haute Seine. Le commerce des vins de Bourgogne était d autant plus important pour la hanse de Paris que cette, province était pour ainsi dire la seule qui exportât alors au loin le produit de ses vignobles. Maîtresse de la grande navigation de la Seine, forçant la Bourgogne et la Normandie à devenir ses tributaires, la hanse parisienne dominait toutes les autres villes baignées par la Seine, et nivelait toutes les prétentions des seigneurs ayant donjon sur le fleuve. Défense aux Nor-

Aui bureaux de l’Illustration, rue de Richelieu, 60

une sévérité excessive. Tout indiv iducpii débarquait des marchandises dans le ressort de la hanse sans compagnon hansé était pris, jugé, condamné. La protection d'un noble , d’un prince même était impuissante pour faire obtenir au coupable la remise de sa peine. Par le fait d’un monopole aussi complet, la contrebande, et une contrebande active, dut nécessairement s’organiser. Des contrebandiers trouvaient parfois dans le corps des marchands de 1 eau des hommes assez complaisants pour être les compagnons illégaux des spéculateurs étrangers. La fraude découverte, le prévôt de Paris mettait les coupables « hors de la marchandise de 1 eau de Paris à touz jors por ce qu ils avaient faiôt fausse avoierie. » Ils tombaient alors dans la classe des manants, et ne pouvaient plus participer aux honneurs et aux avantages attachés à la marchandise. Les privilèges de la hanse parisienne peuvent paraître aujourd’hui un abus monstrueux; mais, si l'on considère attentivement la situation politique de la France, harcelée sans cesse par les rois d’Angleterre, par les ducs de Bourgogne et de Bretagne, entourée de voisins,

PARIS TVP. DK FIRMIN DIDOT, 56, RUE JACOB. 20 C. par la poste.

de rivaux puissants toujours prêts à la démembrer, on conçoit l’utilité d’un centre d’approvisionnements et aussi de résistance. On comprend que la capitale, qui fournissait plus largement qu’aucune autre ville de France de l’or et des défenseurs à la royauté, dut chercher à maintenir des privilèges qui, dans des moments de crise, devenaient lesgagesdela sécurité du pays tout entier. Il est curieux de suivre pas à pas les envahissements et l’élévation graduelle de cette bourgeoisie parisienne, dont le palais est l’Hôtel de ville. Le commerce fluvial ayant été d’abord la branche la plus importante de tout le commerce parisien, par une conséquence toute naturelle, le corps de la marchandise de l’eau absorba peu à peu tout ce qui avait rapport à l’administration de la ville, et l'on considéra leschefs de cette marchandise de l’eau comme les prévôts de tout le commerce parisien.

Ce fut en 1208 que, pour la première fois, le directeur de la hanse, Jehan Augier, fut officiellement nommé prévôt des marchands. Les nombreux privilèges dont jouissait le corps des marchands de l’eau passèrent, avec le temps, au prévôt des marchands, qui acquit successivement l’administration des rentes constituées sur l’Hôtel de Ville, l’ordonnance des cérémonies publiques, l’entretien, la construction des rues, des ponts, des ([liais et de tous les monuments de la ville. Enfin, le prévôt des marchands commandait la garde bourgeoise avec le prévôt de Paris, présidait le bureau de la ville, composé de quatre échevins, du procureur du roi, du greffier et du receveur de Paris, auxquels étaient adjoints vingt-six conseillers qui exécutaient leurs arrêts. Au milieu du quatorzième siècle, le roi Jean, fait prisonnier à la bataille de Poitiers, confia l’administration du royaume au Dauphin, qui fut depuis Charles V. La prévôté des marchands devint un formidable pouvoir entre les mains de l’ambitieux Marcel. Charles V enleva quelques privilèges à cette magistrature populaire. Après la sédition des Maillotins, Charles VI alla beaucoup plus loin; il la supprima entièrement, et confia au prévôt de Paris l’administration municipale. Mais alors tout s’arrêta: les rues, remplies d’immondices, devinrent de véritables cloaques; les ponts, les quais n’étaient plus entretenus; les édifices inachevés se détérioraient. La bourgeoisie humiliée suscitait au gouvernement des embarras en refusant de payer les nouveaux impôts. En peu de temps le désordre devint si grand, que le roi fut obligé de rétablir cette importante magistrature, et il fit, en 141 1 , un édit par lequel il rendait à la ville de Paris la prévôté et l’échevinage.

L’élection du prévôt des marchands et des échevins se faisait ordinairement le 16 août, le lendemain de l’Assomption. Les émoluments attachés à la place de prévôt des marchands étaient considérables; mais il faut dire, à leur honneur, que presque tous les citoyens appelés à cette belle fonction ont consacré, dans l’espace de cinq cents ans, une grande partie des revenus de leur charge aux améliorations et aux embellissements de la ville.

Il fallait être né à Paris pour être revêtu de la dignité de prévôt des marchands. La même condition était imposée à ceux qui prétendaient à l’honneur de l’échevinage. C’était encore là un trait de haute sagesse ; en général, les hommes transplantés n’apportent pas beaucoup de soin aux monuments qui n’ont point ombragé leurs berceaux. Dans les cérémonies extraordinaires, lu corps de Paris jouissait des plus honorables prérogatives. Pour en citer un exemple, nous donnons un programme de la marche du corps de la ville, le jour ou il alla au-devant du jeune Louis XIV, qui venait de se marier sur la frontière d'Espagne :

« Le colonel des archers de la ville, guidons et lieutenants lestement habillés; les trois cents archers de la ville, avec casaques bleues, galons d’argent et les armes de la ville devant et derrière.

« Le maître d’hôtel, en robe fourrée.

« L'imprimeur, vêtu de noir.

« Le capitaine d’artillerie.

« Le maître de maçonnerie.

« Le maître de charpenterie.

« Les huissiers, en robe, la nef d’argent sur l’épaule.

« Le greffier, revêtu d’une robe de velours rouge.

« Le prévôt des marchands, en robe de palais mipartie de velours rouge et tanné, par-dessus une soutane de satin rouge cramoisi, avec boutons, ceinture et cordons d’or.

«Les échevins, en robe de velours mi-partie, à longues manches pendantes; le chapeau à cordons d’or.

« Le procureur du roi, en robe de palais de velours rouge.

« Le receveur de la ville, en manteau à manches de velours tanné.

« Les conseillers de ville, en robe de satin.

« Les quartiniers, en manteaux à manches de velours ciselé.

« Les gardes de la draperie, en robes de velours noir.

« Les gardes de l’épicerie , en robes de velours tanné.

« Les gardes de la mercerie, en robes de velours violet.

« Les gardes de la pelleterie, en robes de velours bleu fourrées de loup-cervier.

« Les gardes de la bonneterie, en robes de velours tanné.

« Les gardes de l’orfèvrerie, en robes de velours cramoisi.

« Les gardes de la marchandise de vins, en robes de velours bleu, avec galons d’argent.

« Les cinquanteniers, dizainiers et autres notables bourgeois, en habit noir de ville. »

L’élection du prévôt des marchands était entourée d’une pompe imposante.

Trois causes ont fait de Paris le plus magnifique bazar du monde : son heureuse situation d’abord, ensuite les privilèges de la hanse, puis l’admirable institution de la prévôté des marchands. La royauté, si chatouilleuse et si jalouse de pouvoir, avait compris qu’il fallait laisser toute liberté à cette magistrature qui en faisait un si noble usage; aussi, chose étonnante ! le corps municipal était-il plus libre, plus à l’aise sous la monarchie absolue que sous l’Empire et la Restauration.

Il fallait avoir un grand fonds d’honneur et de probité pour être jugé digne de l’échevinage. Ce n’était qu après avoir donné des preuves souvent répétées d'un grand talent, qu’on parvenait à la prévôté; aussi cette institution, (pii avait traversé cinq siècles, était toujours vigoureuse, même à ses derniers moments.

En parcourant la liste chronologique des prévôts et échevins, on ne rencontre qu’un seul homme accusé d’avoir manqué à ses devoirs. Deshayes, notaire, échex in en 1763, sous la prévôté de Pontcarré, seigneur de Yiarme. Deshayes avait fait des opérations étrangères à sa profession et était tombé dans de mauvaises affaires; un arrêt du bureau de la ville ordonna sa destitution : il fut déclaré déchu de noblesse, et son nom fut effacé comme indigne de figurer sur les monuments publics.

Quarante prévôts des marchands ont mérité par leurs talents et leurs vertus l’honneur de la réélection. Parmi ces prévôts réélus on compte : 10 conseillers du roi , 8 conseillers d’État, 4 conseillers au parlement, 4 présidents aux enquêtes, 2 présidents en la cour des aides , 2 maîtres des requêtes, 1 audiencier de France , f grand écuyer et panetierde France, i notaire et secrétaire du roi, 1 procureur général de la cour des aides, 1 président de la chambre des requêtes, 3 seigneurs étrangers jusqu’alors aux fonctions publiques, et 2 dont les professions sont inconnues.

Par édit du roi du G novembre 1706, les échevins furent comptés dans la noblesse ; à partir de cette époque, ils eurent le droit de prendre le titre d’écuyer.

11 serait trop long de rappeler tous les services rendus à la ville par la prévôté des marchands. Les

accroissements successifs de la capitale, les établissements utiles créés à chaque époque, témoignent assez de leur zèle et de leur intelligence.

Le 14 juillet 1789, jour de la prise de la Bastille, un comité municipal, composé des échevins et des électeurs des députés aux états généraux , était réuni, sous la présidence du prévôt des marchands Jacques de Flesselles, dans la grande salle de l’Hôtel de ville. L’émeute grondait dans la rue.

Dans la situation difficile où le plaçait la crise qui se préparait, Jacques de Flesselles avait cru devoir continuer ses fonctions, et il favorisait secrètement les projets de la cour. Vivement interpellé par un des électeurs sur ses dangereuses relations, le prévôt balbutia, puis quitta la salle pour se rendre au Palais- Royal. 11 était à peine parvenu au bas de l’escalier de l’Hôtel de ville, lorsqu’un homme dont l’histoire n’a pas gardé le nom lui tira à bout portant un coup de pistolet. Flesselles tombe mortellement blessé; son cadavre fut traîné dans la boue, et sa tête, séparée du tronc, fut ensuite promenée dans les rues de Paris. Telle fut la triste fin du dernier prévôt des marchands.

Après la mort de messire de Flesselles, le ministre Necker divisa Paris en soixante districts, pour procéder à la nomination des électeurs qui devaient choisir les quarante députés de la ville aux états généraux. Le lendemain de la prise de la Bastille, quatre cents électeurs se réunirent spontanément à l’Hôtel de ville et administrèrent la capitale au milieu du désordre qui croissait à chaque instant.

Cette même assemblée fut remplacée, quelquesjours plus tard, par une municipalité provisoire composée de cent vingt députés des districts, sous le titre de représentants de la commune. Enfin, un décret de l’Assemblée constituante abolit toutes les municipalités et les recomposa sur de nouvelles hases.

On avait senti les fâcheux effets de la centralisation des intendances, on tomba dans l’excès contraire en plaçant l’exécution dans les corps délibérants.

La multitude d’administrations particulières amena de graves désordres. On songea donc à créer à Paris une municipalité définitive. Aux termes de la loi, la municipalité parisienne fut composée d’un maire, de seize administrateurs, de trente-deux conseillers, de quatre-vingt-seize notables et d’un procureur de la commune. Le maire, les administrateurs, les conseillers, les notables et le procureur de la commune étaient élus par les citoyens actifs.

Mais, au H) août 1792, les quarante-huit sections de Paris nommèrent chacune un membre pour remplir les fonctions d’administrateur du département : de cette nomination et de la loi du 30 août naquit la trop célèbre commune de Paris, devant laquelle se courba la France entière. Après le 9 thermidor, la capitale fut administrée par des commissions nationales nommées par la Convention; il en fut ainsi jusqu’à l’an IV, époque de la création du Directoire. La ville de Paris fut alors divisée en douze municipalités, dont la direction fut confiée au département de la Seine, composé de sept administrateurs, dont trois furent spécialement chargés de l’administration de la commune.

La loi du 28 pluviôse an VIII renouvela tout le système administratif de la France, et substitua aux anciens magistrats deux préfets, l’un du département remplissant en partie les fonctions du prévôt des marchands, et l’autre de la police, représentant à peu près l’ancien lieutenant général de police. Ces deux fonctions, dépendantes de l’autorité supérieure, firent disparaître les derniers vestiges du pouvoir municipal.

Un maire et des adjoints furent nommés dans chaque arrondissement.

Le conseil municipal fut restreint dans son nombre et dans ses attributions. Les membres de ce conseil, nommés par le chef de l'Etat sur la présentation du préfet, se trouvaient entièrement sous la dépendance de l’autorité supérieure. Mais, après la révolution de Juillet, on sentit la nécessité d’une loi nouvelle sur

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