‹ Tableau de Paris (volume 2)Chapitre 166 sur 230 · I.a galerie d'Apollon · texte numérisé non relu

I.a galerie d'Apollon

cents, il nous serait facile d’en citer de lamentables et en grand nombre.

Ce fut sous l’administration de M. Jeanron que furent commencés les travaux de restauration de la galerie d’Apollon, du Salon carré et de la salle des Sept-Cheminées, confiés à messieurs Fontaine et Dubau. Ces travaux n’ont été terminés (pie depuis l’entrée en fonctions de M. de Nieuwerkerke, en sorte (pi on ne saurait rendre le prédécesseur de celui-ci responsable de la façon dont ils ont été exécutés.

Parlons d abord de la galerie d’Apollon, qui sert maintenant de salle d entrée principale au musée de peinture. Pendant longtemps cette galerie est restée encombrée de poutres et d’échafaudages à travers

lesquels on avait tracé un couloir tapissé d’étoffe verte, qui servait à placer les œuvres de gravures ou de lithographie à l’époque oii les expositions se tenaient au Louvre. On avait établi cet échafaudage dans les commencements du règne de Charles X , qui, lui aussi, avait eu l’intention de faire restaurer et compléter cette salle magnifique. Napoléon avait déjà manifesté une intention pareille, et nous devons remercier le ciel qu’il n’ait pu donner suite à ses projets, pas plus que Charles X aux siens. Dieu sait ce que serait devenue l’œuvre de Lebrun entre les mains de MM. Périer et Fontaine! Louis-Philippe, à son tour, entreprit la même tâche , qu’il abandonna pour les travaux de Versailles, La restauration du

palais de Fontainebleau, exécutée sous son règne, nous apprend que cette fois encore la galerie d’Apollon l'a échappé belle.

Nous avons dit que c’était à Lebrun qu’il fallait attribuer l'honneur tout entier de cette magnifique décoration. En effet, non-seulement il avait fait les dessins de toutes les compositions peintes et sculptées qui devaient orner les plafonds, les voussures et les panneaux, mais encore il avait tracé les courbures de ces panneaux et de la voûte. Toutefois il dut laisser son œuvre inachevée, et il mourut avant d’avoir pu la terminer, en 1690. Pendant le siècle qui s’écoula ensuite, la galerie d’Apollon servit à des usages fort divers et auxquels elle n’avait été nullement destinée,

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