CHAPITRE XXIX
LE LONG DE LA SEINE (Suite)
E. Lesueur ; les Batailles d'Alexandre, de Lebrun. Nos lecteurs savent déjà que le Louvre possède en outre, du premier de ces deux peintres, une partie des peintures de l’hôtel Lambert; nous leur donnons, en outre, la gravure d'un de ses chef-d’œuvre, une Descente de croix.
A côté de Lebrun et de Lesueur , peut-être au-dessus, voici les toiles du Poussin, son Portrait, le Paysage de Diogène, la Peste d’Athènes , le Déluge, . les Bacchanales , etc. Jouvenet , qui ne vient qu’au second rang, jf pourtant mérité les honneurs du Salon carré pour sa Descente de croix. Nous signalerons encore, pour en finir avec le dix - septième siècle , les œuvres de Philippe de Champaigue, la Ccne, son Portrait ; les Noces de Cana, de Subleyras; les batailles et les sièges de l’habile Van der Meulen.
Dans 1 école française du dix - huitième siècle, nous mentionnerons le Voyage à Cythère, de Watteau; la Création de l'Ordre du Saint - Esprit , de Carie Vanloo , les tableaux de Boucher , puis les scènes d'intérieur de Chardin , et son grand tableau de nature morte, le plus beau de ce genre qu’il y ait au Louvre; les tableaux de Greuze , l' Accordée de 1 ilia g e , la Malédiction paternelle ; les Lancret, la Ronde champêtre , Ici Chasse au filet ; les marines de J. Vernet, qui remplissent une salle tout entière du musée Charles X.
Nous arrivons à l’Empire, aux Sabines de David , au Léonidas, du même; à la Peste de Jaffa et à la Bataille il' Eylau, de Gros; à la Justice et à ht Vengeance divine poursuivant le Crime , au Christ en Croix , de Prud’hon ; à la Phèdre, de P. Guérin ; à l’ Endytnion, de Girodet. Enfin , nous terminerons cette nomenclature incomplète, en citant, pour les peintres de la Restauration, le Guide , dont nous .avons donné plus haut la reproduction, le Cuirassier
blessé, le Radeau de la Méduse, de Géricault , le Radial des Captifs, de Granet.
Paysage de Hujsmans de Malines.
Dans le musée des antiques, nous citerons ta Vénus ! de Milo, le Gladiateur, la Polymnie, la Venus d’Ar- |
lieseente de croix de Lesueur.
les, le Tibre, la Diane de Gabie, le Marsyns, I Enfant à l'Oie, les bustes de Lucius Verus, de Caru-
calta, de Vitellius; ce sont les meilleurs morceaux. Le musée de la Renaissance et de la sculpture moderne nous montre : les Esclaves, de Michel Ange; la Diane, de Jean Goujon; les I rois Grâces , de Germain Pilon; les tombeaux de Paul Ponce; le Milon deCcotonc, VA ndromède, de Puget; P Amour, de Girardon, les bustes de Coysevox et de Coustou , des statues de Pierre Roland, de Chaudet, etc.
Certes, une telle énumération est bien incomplète; mais elle suffit pourtant pour indiquer quelles richesses incomparables renferme le musée du Louvre, le plus beau musée du monde, dirons-nous encore une fois.
Après avoir parlé des tableaux et des statues, disons un mot des habitués du Louvre, de ceux qui encombrent les galeries pendant les jours réservés à l’étude, et dont plus le grand nombre, à part les voyageurs munis de leurs passe-ports, quelques écrivains spéciaux et des amateurs d’ordinaire assez rares, se compose de rapins de tous les âges et de tous les sexes.
Ici nous prions le lecteur de se prémunir contre les images flatteuses que pourrait faire naître, dans son imagination trop prompte à s’enllammer , l'idée d’une femme peintre. D’ordinaire, ces bas-bleus fie la palette, affublées d’un costume extravagant, le plus souvent taché d'huile grasse ou d’essence, ne sont recommandables ni par leur beauté ni par leur talent. On les rencontre au Musée en grand nombre cependant, ce qui tient il des causes qu’il nous faut expliquer.
D’ordinaire , l'argent consacré par le budget à solder des commandes de copies faites pour le Gouvernement a pour but de fournir aux jeunes gens qui ont donné des preuves d’un talent réel une sorte d'encouragement et de subvention, qui leur permette de mener à bonne fin ou leurs études, ou des travaux commencés. La vie du jeune artiste, son
Études iiliysioguoioouiques et morales faites au Louvre.
Très-forte
Une connaissance utile et agréable.
Un ta’ent mûr.
Un îles Narcisses du Louvre.
ïitude de femme par un rapin.
Ne lui parlez pas de l’Académie,