‹ Tableau de Paris (volume 2)Chapitre 20 sur 230 · ET LES BOULEVARDS · texte numérisé non relu

ET LES BOULEVARDS

U,, la place de la Concorde à la barrière de l’Étoile. — La place de la Concorde à vol d’oiseau, — Le palais Bourbon. — Le quai d’Orsai. — La terrasse du bord de l’eau. — L’Obélisque du Louqsor. — Les chevaux de Marly. — Les fontaines. — La rue Royale. — La Madeleine. — Le Carde- Meuble, — Le Ministère de la marine. — La rue de Rivoli.

Paris est le pays des prodiges et des contrastes : vous quittez une forêt pour trouver un palais ou un temple; vous sortez des longues avenues, des vastes perspectives , des rangées d’arbres séculaires, et vous arrivez au milieu de la forêt des colonnes rostrales, entre la Madeleine et le palais Bourbon, au pied de l’obélisque, eu face du ministère de la marine et du Garde-Meuble. N’est-ce pas là un changement à vue bien supérieur à tous ceux des plus merveilleuses féeries, et un changement opéré sans machiniste et sans coup de sifflet? à moins toutefois que vous n’ayez pris l’omnibus, et que ce grand enchanteur qui se tient debout sur le marchepied n’ait annoncé par quelque bruit strident le nouveau et magique spectacle. Nous avons souvent comparé le sifflet du conducteur à celui qui commande la manœuvre pour enlever un décor et vous transporter de Paris à Pékin, du soleil dans la lune : seulement les transformations s’opèrent avec moins de brusquerie, et, passant d’un pays dans un autre, vous avez le loisir d’étudier les diverses couches de civilisation qui vous mènent, transition par transition, d’une extrémité à l’autre extrémité.

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