‹ Tableau de ParisChapitre 105 sur 257 · NN · texte numérisé non relu

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d'élève de l’École de Home, aux autres les médailles qu’ils ont méritées par leurs envois de la vdle éternelle, cette salle, disons-nous a etc récemment terminée, et l’on y admire une fresque immense, œuvre de M. Delaroche. Cette fiesque est une sorte d’apothéose des beaux arts : disposée en hémicycle, autour de l’amphithéâtre, elle déroule l’histoire entière de la peinture, de la sculpture et de l’architecture. Au milieu, sur une espece d’autel, se trouvent les figures idéales du père des arts, du père de la sculpture, et de l’architecte du Parthénon; à droite et à gauche, sous leurs costumes nationaux, et dans des attitudes un peu uniformes, sont groupés les principaux artistes de tous les temps, dans les pays classiques. L’ensemble de cette composition est froid et correct, comme le reste des productions de M. Delaroche.

Les sculptures envoyées pa.

les étudiants à Rome servent comme on l’a vu, à l’ornement des cours du palais: les tableaux et les épures architecturales prennent place, par rang de date, dans une salle spéciale, à l’étage supérieur. On s’étonne du petit nombre de noms célèbres qui se laissent remarquer parmi tant de signatures ' ignorées, et l’on se dit involontairement que, s’il est beau à un pouvoir de protéger les arts, cependant les écoles coûteuses, les académies, les institutions pensionnées à cet effet n’atteignent guère le but. Rarement les prix littéraires décernés par l’Académie ont produit de bons poètes et d’irréprochables écrivains; de même il n’est souvent revenu de Rome que d’assez pauvres sculpteurs , que d’assez méchants peintres. Corot , Delacroix , une foule d’autres ne figurent pas dans le musée des beaux-arts.

La salle du conseil a pour tout ornement d’excellents fauteuils et de mauvaises copies de Raphaël ; d’autres salles sont envahies par des plâtres defaible dimension, et par des collections de fresques, de vitraux, et d’autres débris en petit nombre, échappés à la dispersion du musée des monuments français. J’en lirai avec cette école en ntionnant la salle des des d’architecture. Il parfaitement exé- ' liège, les réducms les monuments fameux, derniers d’abord dans

atuite de dessin, rue de l’École-de-Médeclne. — Porte d’entrée de la Rotonde.

et ensuite restaurés. C’est une des curiosités les moins connues de Paris. Par la même occasion, il

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modernes et état actuel,

bois n’attirent que l’attention des élèves et de quelques rares visiteurs : ils rentrent dans 1»

catégorie des belles choses ignorées, dont ne parlent ni les ciceroni, ni les guides du voyageur.

La seconde cour donne entrée aux loges, dans lesquelles sont enfermés pendant soixante-douze jours les concurrents au grand prix. Après un concours d’essai qui réduit à vingt, puis à dix, le nombre des candidats, les membres de la section de peinture de l’Académie choisissent un sujet, de tableau d’histoire, que les concurrents doivent exécuter durant leur claustration; il entre chaque année en loge dix candidats pour la peinture, huit pour l’architecture, et huit pour la sculpture, la gravure, en taille douce et en médailles, et le paysage historique. U' premier et le deuxième grandprix sont seuls envoyés à Rome; ils jouissent en outre de l’exemption delà conscription.

La pension des élèves de Rome est fixée à 1 ,200 fr., dont 300 leur sont annuellement retenus pour leur être remis à la fin de la cinquième et dernière année. Les peintres doivent produire successivement huit figures d’après

l’antique et d’après nature, puis tour h tour une esquisse, un grand tableau d’invention et un tableau d'histoire; ce dernier reste leur propriété.

Les sculpteurs n’exécutent qu’une figure originale et une copie en marbre; mais ils doivent envoyer un certain nombre d’ébauches et de modèles; enfin les architectes sont chargés de parcourir l’Italie et d’expédier des épures de ruines et de monuments, des projets de restaurations, et enfin un projet de monument public de leur composition.

Ecole gratuite de dessin, de mathématiques et de sculpture d'ornement.

— Fondée en 176(3, sous Louis XV, l’École gratuite de dessin et de géométrie en faveur des arts mécaniques commença une ère nouvelle pour la population laborieuse de Paris. Il n’existait à cette époque aucune école d’art ouverte gratuitement aux classes ouvrières. Les artisans ne trouvaient nulle part un centre de lumières et d’études pour les aider dans leurs travaux.

Livrés à l’arbitrage de l’apprentissage, ou à des

convient de citer les plans-reliefs des villes fortes qui | enseignements particuliers, ils marchaient à tâtons

Salle d’étude pour le modelage de la ligure et l’ornement, d'après les plantes vivantes.

se trouvent aux Invalides. Ces travaux sur liège et sur I au hasard, dans l’ignorance totale de ce qui avait

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