CHAPITRE LVI1. — LES MUSÉES
tour du tapis vert, des poteries, vases, bronzes, enfin tout ce qui sert à l’ornement aes jardins. Les bâtiments Coûtèrent 900,000 fr. ; il y fut employé 45,000 pièces de harpenle et 400,000 kilogrammes de zinc.
| Cette exposition fut la onzième à laquelle l’industrie b été conviée à partir de 1798, époque de la première. Elles ne se sont pas «succédé régulièrement et à intervalles égaux, et cela se conçoit; car, de 1798 à 1849, lans cette période de cinquante ans, quel pays a été tins bouleversé, plus agité que le nôtre? Après les guerres gigantesques de l’Empire .ont venus les alliés, auxquels 1 a fallu servir une contribution de guerre d'un poids momie, puis le milliard des ■migrés, puis la révolution de 1830, et enfin celle de 1848.
.es quatre premières expoitions se sont suivies à inervalles peut-être trop rapirochés : 1798-1801-1 802- 806. — Un intervalle de reize ans sépare la quatrième le la cinquième : c’est sous a Restauration, en 1819, qu’elle a eu lieu. Deux utres ont encore eu lieu sous la Restauration à quatre
et depuis lors c’est tous les cinq ans que le pays fait un appel à ses industriels: 1839- 1844 et enfin 1849.
Nous ne discuterons pas ici Futilité de ces expositions.
Nous savons que quelques esprits se sont vivement élevés contre ces exhibitions périodiques, prétendant que là ne naît pas la véritable émulation. La meilleure réponse à faire en ce cas est de raconter ce qui existe. Certes, on admettra que les meilleurs juges en cette matière sont ceux mêmes qui partent de tous les points de la France pour venir concourir aux expositions. Eh bien , le nombre de ceux-là a été toujours en augmentant. Depuis que les expositions ont commencé en France, plusieurs chefs-lieux de département ont suivi l’exemple de la capitale. Les étrangers eux -mêmes ont prouvé qu’ils comprennent les avantages de cette institution féconde. Il y a maintenant des expositions à Bruxelles, à Vienne, à Naples, à Berlin, en Suède, en Russie, en Espagne ; partout on en a reconnu l’heureuse influence $ et l’Angleterre, tout, dernièrement, par son immense exposition, est
Cour des produits horticoles.
années de distance: 1823-1827. La révolution de Juillet a forcé de reculer la huitième jusqu’en 1834,
?nu donner gain de cause en quelque sorte à cette i tions, de grands perfectionnements se sont introduits à amener, en même temps que 1 amélioration des «portante question. Depuis 1 institution des exposi- dans les procédés de fabrication , et (oui a concouru produits, une baisse remarquable dans leur prix.
Cliapitri* liYIIl.