‹ Tableau de ParisChapitre 127 sur 257 · EN · texte numérisé non relu

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Franchissons maintenant les quatre degrés qui nous mènent au deuxième palier. Là, l’escalier se divise en deux branches qui , après avoir parcouru dixneuf marches et s’ètre arrêtées sur un palier décoré d'un divan, reprennent leur ascension, et, au bout de huit degrés, se rejoignent enfin devant la porte de la grande salle de lecture. La cage de l’escalier se termine à son sommet par un plafond dont les deux parties latérales s’inclinent en forme de tente. La teinte azurée que nous avons déjà remarquée au plafond du vestibule, nous la retrouvons au plafond de

la cage lé l’escalier. La seule différence, c’est qu’elle est ici parsemée d'étoiles. Il est opportun de faire observer que cette peinture et ces étoiles sont de pure décoration, et n’essayent en aucune sorte de lutter avec la nature. Ce ne sont point ici des perspectives ni des trompe-l’œil; ce sont des ornements qui, sans rompre entièrement avec le réel, s en éloignent assez pour constituer un ordre spécial. M. Desgofles 1 a si bien senti que, dans ses peintures du vestibule, il ne s’est montré rigoureux que dans les linéaments et dans le style.

Les rampes sont en fer, et les mains-courantes en , chêne. Une rampe de pierre borde le dernier palier; ^ elle figure des tuiles courbes dont les rangées se superposent dans un ordre alterne, et auxquelles viennent se mêler d’élégants fleurons. Cette rampe est surmontée de quatre candélabres en terre cuite. La

s.ille de 1er! tire de la bibliothèque Sainte-Geneviève.

paroi qui regarde l’entrée de la salle du premier étage est ornée, ou plutôt doit être ornée de trois copies d’après Raphaël. Une seule, et c'est la plus importante, est déjà en place. On l’a déjà pu voir sous les voûtes du Panthéon. Elle représente l’école d’Athènes, et elle est due au pinceau de M. Paul Balze. Deux autres copies d'après le même maître doivent être exécutées par M. Balze sur la paroi opposée.

L’école d’Athènes est encastrée dans la muraille. 11 en est de même des quatre cadres circulaires oii doivent être peintes les autres copies. Ces copies ont pour sujet la Philosophie, la Poésie, la Théologie et la Justice, figures isolées qu’accompagnent les quatre grandes compositions traitées par Raphaël dans une des salles du \atican, la salle de la Signatura.

Avant de franchir la porte de fer par oii l’on entre dans la grande salle de lecture, observons que trois

des fenêtres de cette salle donnent sur le palier, et permettent à la vive lumière de l’escalier de venir réveiller le demi-jour qui règne au delà du seuil, dans un rayon de trois à quatre mètres.

Nous voici dans la grande salle. Elle se compose de deux galeries dans la direction de la principale façade. Dix-sept arceaux de fer, soutenus par seize colonnes du même métal, et d’ordre composite, séparent ces galeries. Des pilastres dont l’imposte reçoit l'archivolte des fenêtres règne le long des quatre parois de la salle. D’autres arceaux de fer s’élancent transversalement de consoles ajustées aux chapiteaux de ces pilastres, et vont s’appuyer sur le listel du chapiteau des colonnes centrales, à qui cette fonction impose la loi de se présenter dans le sens de leurs volutes. Au milieu de la courbe de chaque arceau transversal est fixée une étoile de fer en guise

de clef de voûte, l'n rechampissage à la fois sobre et élégant empêche que tous ces ornements de même métal ne se confondent. Les colonnes reposent suides piédestaux dépourvus de plinthe, de talon et de socle, et surmontés seulement d'une espèce de réglet en forme d’amortissement.

Tous les piédestaux, sur deux de leurs côtés, sont décorés de rosaces. La décoration des deux autres faces varie. Deux piédestaux joignent aux deux rosaces une figure en demi-bosse et à gaine, représentant l’Étude. Deux autres enfin, pour tout ornement, n’ont que cette figure. Elle est due au ciseau de .M. Desprez.

Les deux galeries communiquent entre elles par les deux arceaux extrêmes, dont l’ouverture est deux fois plus large que l’ouverture des quinze autres et parles trois .arceaux du milieu. A une hauteur d’en-

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