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CHAPITRE LXV. — STATISTIQUE INDUSTRIELLE DE PARIS

taire, et là où nous avons pu l’observer, c’est l’exception, pour 30 à 40 fr., trouve à louer une chaumière et un petit jardin ; s’il n’y a pas de terrain attaché à sa maison, ou s'il est insuffisant, il en prend à location de 10 à 15 perches, 5 à 7 ares; c’est le fondement de son aisance. Le mari, aux moments perdus, cultive ce terrain; il est aidé par la femme et les enfants, que l’on emploie de bonne heure aux menus travaux. Ce jardin produit tous les gros légumes nécessaires au ménage; souvent même assez de pommes de terre pour élever un porc, auquel on donne les fruits gâtés ou tombés, et des glands ramassés par les enfants, quand il y a des bois à proximité. On ne dépense, pour la nourriture de cet animal, que l’orge avec laquelle on termine l’engraissement. Un porc ordinaire, pesant 100 kilogr., suffit à la consommation de la famille. On achète rarement de la viande de boucherie, non à cause de son prix, mais parce que le paysan la trouve moins savoureuse et moins nourrissante.

Les travaux de la moisson, qui se payent en blé, et le glanage des enfants, produisent à un ménage actif huit hectolitres de grain ; s'il y a deux enfants, c’est environ treize hectolitres qui se consomment dans l’année; restent cinq à acheter. Dans les pays à cidre, les pommiers du jardin fournissent une partie, sinon la totalité de la boisson; d’ailleurs, dans les années d'abondance, qui sont dans la proportion d’une sur deux ou trois, le fruit est à peu près pour rien, et l’on s’approvisionne pour longtemps. Dans les vignobles, le vin, ou du moins la piquette, sont à bas prix. Si la nature du sol le permet, on cultive un peu de chanvre, que la femme prépare et file ; le linge de la famille ne coûte que la façon du tisserand. Les enfants vont ramasser du bois mort, arracher de la bruyère ou des genêts, qui servent à chauffer le four toute l’année. Enfin, l’on élève des lapins, dont on porte de temps en temps une couple au marché, et dont on mange en famille les jours de fête.

Cette incessante création de ressources diverses, dont la plus-value en argent, difficile à chiffrer, n’est, pas bien considérable, donne une certaine aisance ; elle exige de la suite, de l’ensemble dans Us travaux. Mais le campagnard, s’il est égoïste, s’il n'a pas des vertus actives, est laborieux, économe, dur à lai-même : loin de se laisser entraîner au superflu, c’est à peine s’il se donne le nécessaire. Il ne va au cabaret que le dimanche, et n'y fait en général qu’une dépense modérée. Le riche vit à peu près aussi parcimonieusement que le pauvre; il amasse davantage et achète plus de terre. Acquérir est toute l’ambition, tout le bonheur du paysan. Il y a certes quelques campagnards dissipateurs, aimant la bonne chère, le cabaret : c’est l’exception. L’opportunité, la suite indispensable dans les travaux de la culture, sont incompatibles avec l’inexactitude, les dérangements fréquents chez les ouvriers des villes : le paysan est commandé par les saisons et défendu contre ses entraînements par une urgence de tous les instants. Si ses mauvais instincts l’emportent, il est réduit à quitter son village, et vient à Paris ou dans quelque autre ville se faire charretier, terrassier, exercer je ne sais quelle industrie bâtarde, en augmentant cette population flottante et déclassée, véritable fléau des grandes cités. C’est là, en effet, que se réfugient tous ceux qui cherchent à être moins en évidence, à se livrer plus commodément à leurs penchants désordonnés et turbulents ; tous ceux enfin qui ont des antécédents fâcheux à cacher. La tranquillité que l’on est heureux de trouver dans les campagnes et les petites villes ne s’obtient que

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par l’abaissement du niveau moral des grandes cités.

Ce déplorable recrutement des classes inférieures dans Paris ne contribue pas peu à généraliser ce goût de la dépense, cette inconduite, cette imprévoyance, qui sont Jes véritables causes de la gène d’une partie des ouvriers.

Pour rendre cette vérité plus palpable, l’enquête divise les travailleurs en quatre catégories distinctes, caractérisées par des conditions d’existence et de moralité particulières à chacune.

D’abord les ouvriers qui travaillent en chantiers, soit la plupart des ouvriers du bâtiment : beaucoup sont obligés d’aller chercher de l’ouvrage sur les places d’embauchage; la grande majorité vivent au cabaret, lors même qu’ils ont un ménage dans Paris, par suite de l’éloignement et du changement des lieux oii ils sont occupés. Malgré cette double cause de dérangement, ce sont les plus économes, les plus tranquil les, les plus aisés peut-être de tous les travailleurs. Il y a dans chaque industrie quelques individus buveurs,

Le peintre d’enseignes et le peintre colleur.

dissipés ; c’est la très-petite minorité; il y a quelques spécialités oii l’inconduite est générale; elles sont peu nombreuses. Ainsi, les ornemanistes, les mieux rétribués de tout le bâtiment, comptent beaucoup d’hommes dérangés, ayant des habitudes de cabaret, et gênés, malgré le taux supérieur des salaires. Dans les peintres il y a deux classes distinctes : les badigeonneurs, presque tous Suisses ou Piémontais, laborieux, économes, mettant de l’argent de côté ; les peintres proprement dits, qui sont le type de l’ouvrier gai, vif, aimant le plaisir, ne travaillant que quand il n’a plus argent ni crédit , sans souci du lendemain. Les maîtres ne peuvent les astreindre à aucune régularité, et ils sont presque toujours aux expédients, bien que leurs travaux soient fortement rétribués.

La seconde division est celle des ouvriers travaillant dans les grands ateliers: les imprimeurs sur tissus ouvriers en papiers peints, (dateurs, teinturiers, etc ’

Ils sont à Paris ce qu’on les trouve dans toutes les villes manufacturières : dénués de toute instruction

Aux bureaux de l’Illustration, rue de Richelieu, 60,

première, mis en bas âge au travail, dans la compagnie ou sous la direction d’ouvriers plus âgés, qui les traitent durement, ne leur font entendre qu’un langage grossier et obscène, ne leur donnent que de mauvais exemples, ils contractent de bonne heure les habitudes de turbulence et d’inconduite les plus déplorables. Le contact des deux sexes, inévitable dans quelques industries, vient ajouter un autre élément d immoralité; et trop souvent l’on rencontre dans cette classe la promiscuité la plus honteuse, dont ne paraissent pas s’étonner ceux même qui n’y participent pas, tant le sens moral est oblitéré parmi eux. Presque tous chôment le lundi, beaucoup le mardi, et, quelle que soit l'urgence, il est impossible d’obtenir d’eux plus d’assiduité. La plus grande partie du gain de la semaine est dépensée dans ces deux ou trois jours de débauche, et ils vivent misérablement au jour le jour. Un certain nombre , le quart peut-être , fait une honorable exception, travaille et vit plus régulièrement, profitant de l’élévation des salaires pour mettre de côté et se former un petit pécule.

La turbulence de cette classe de travailleurs et leurs exigences sans cesse renaissantes ont déterminé beaucoup de chefs d’établissements à quitter Paris, où l’on ne connaît pas ses ouvriers, et où, moins que partout ailleurs, il est impossible d’exercer sur eux une influence utile. D’autres manufacturiers n’ont conservé ici qu’une maison de centralisation et de dépôt, et font confectionner dans les campagnes environnantes, même à des prix égaux , une partie des articles vendus comme provenant de la fabrication parisienne. C’est ce qui a lieu pour les chaussures des* tinées à l’exportation. La régularité sur laquelle on peut compter de la part des campagnards permet de passer des marchés, de soumissionner des fournitures, que l’on serait exposé à ne pouvoir exécuter avec les ouvriers parisiens, toujours prêts à se mettre en grève, à abandonner l’établissement, suivant l’impulsion de leurs caprices, ou pour imposer d’inacceptables conditions.

L’irrégularité du travail à Paris, le défaut d’assiduité des ouvriers a d’ailleurs pour effet d’augmenter, dans une forte proportion, la mise de fonds et les frais généraux de certaines fabriques. Ainsi, dans les papiers peints, un imprimeur occupe un emplacement de 0 à 7 mètres carrés. Si chacun d’eux travaillait six jours par semaine, l’on obtiendrait, avec 35 hommes, le même résultat qu’avec 50 ne venant habituellement que quatre à cinq jours : au lieu donc d'avoir 227 mètres carrés d’ateliers, suffisants dans la première hypothèse, il en faut à l’entrepreneur 325, et de plus un outillage proportionné. Il en est à peu près de même dans la typographie et d’autres industries, où les emplacements, les frais d’éclairage, les achats d’ustensiles, sont d’autant plus considérables que le nombre des ouvriers est plus augmenté par le peu de travail obtenu de chacun d eux.

Leur inconduite aune autre conséquence, qui pèse principalement sur eux.

Si l’on pouvait compter, dans les moments d activité et de presse, sur un travail plus suivi, plus soutenu, le personnel serait inférieur du quart ou du tiers à ce qu’il est dans les données actuelles. U serait alors possible de le conserver tout entier pendant la morte saison, avec une simple diminution dans le travail fait par chacun; et, comme le nombre des aides et apprentis se proportionne de lui-même à celui des ouvriers, ce dernier se réduirait insensiblement. Il y aurait moins de bras enlevés aux travaux des champs; le travail serait à la fois plus régulier et mieux rétribué;

PARIS. TYP. DE FIRMIN DIDOT, 56, RUE JACOB. 20 C. par la poste.

enfin le chômage habituel, tel qu’il existe aujourd’hui, disparaîtrait en partie.

La troisième catégorie est celle des artisans occupés à domicile, ou dans de petits ateliers, à la confection des articles de Paris. Ils ont en général suivi les écoles primaires, souvent même savent dessiner. Ce sont les véritables enfants de Paris, vifs, intelligents, pleins de goût, ardents au travail et infatigables, tant qu’il y a urgence et qu’une commande pressée les réclame ; mais se livrant avec la même ardeur au plaisir, des que ce coup de feu est passe. On ne rencontre plus dans cette classe les amusements grossiers, l’ivresse brutale des ouvriers de fabrique et de quelques professions : les habitudes sont plus relevées. Le spectacle, le bal, les parties de campagne , une toilette recherchée, les entraînent dans des dépenses et des pertes de temps souvent disproportionnées avec leurs ressources. La facilité avec laquelle ils gagnent des salaires très-élevés, surtout dans les moments de presse, ces alternatives fréquentes de travail forcé et de complète inaction, contribuent a augmenter ces dispositions à l’imprévoyance et à la dissipation. Il y a cependant des spécialités où l’ordre, la probité la plus stricte, les habitudes de famille se sont traditionnellement conservées. Ainsi, les artisans qui travaillent les métaux précieux et les pierres fines justifient par une scrupuleuse honnêteté la confiance que les patrons sont obligés d’avoir en eux. Mais aussi l’aisance estelle presque toujours la compagne inséparable de cette vie laborieuse et rangée.

La dernière catégorie est celle des ouvriers qui se livrent aux travaux d’aiguille. Nous avons signalé l’état de gêne imméritée d’un grand nombre d’entre eux. Pour d’autres, le dénûment est encore la conséquence du désordre. On n’a pas en général de reproches à adresser à cet égard aux cordonniers ; mais beaucoup de tailleurs, bien que largement payés, sont dans la gêne. Leur contact avec les classes riches contribue à leur donner des prétentions et des goûts vaniteux et dépensiers; la nature sédentaire de leur travail les dispose à accueillir les doctrines les plus subversives. Aussi re-

L’homme du peuple qui passe à s’enivrer un temps précieux, qui dévore dans une orgie prolongée le gain de sa semaine, n’est pas plus coupable que la jeunesse élégante qui dissipe son patrimoine avec des femmes perdues, que l’homme du monde qui, par vanité, par libertinage, compromet la fortune de sa famille, que cette bohème artistique et littéraire qui croit faire de la gentilhommerie en ne payant pas son loyer, vit au jour le jour, tantôt dans le dénûment le plus complet, tantôt prodiguant l'or dans une débauche, et qui prend le désordre pour du génie.

Mais ce qui rend plus dangereuses les fautes du premier, c’est qu’il ne se relève que bien rarement de sa décadence ; ses vices sont de ceux qui croissent avec l’âge, en l’abrutissant chaque jour davantage. S’il a des enfants, des apprentis, des aides, ne pouvant inspirer le respect, il n’établit sa domination que par la brutalité : il les habitue à ne connaître d’autre droit que celui de la force, d’autre moralité que l’injonction intéressée du maître ne voulant pas qu’on perde son temps. Il déprave ainsi une génération qui grandit en aspirant au moment où, à son tour, elle pourra être impunément désordonnée, oii elle exercera sur celle qui la suit les tristes représailles des mauvais traitements subis dans son enfance. Dans les classes supérieures, au contraire, l'homme dont la jeunesse a été plus ou pioins orageuse fait presque toujours ce qu’on appelle une fin. Par cupidité, par ambition, il prend un état, se marie, devient un prédicateur de sagesse et d’économie, et cherche à préserver ses enfants des écarts qui ont signalé le commencement de sa vie.

L’ouvrier que la débauche a laissé sans ressource contre un chômage extraordinaire, descend sur la place publique, et fait une émeute ou une révolution. Le fils de famille, qui a gaspillé sa fortune, voit, dès qu’il daigne se ranger, s’ouvrir la carrière de la diplomatie et des fonctions civiles, et contribue à cette dégradation morale et intellectuelle de l’administration, qui est une des plaies de la France. Mais l’on conçoit que la société soit plus effrayée des désordres qui ont pour résultat un bouleversement brusque et immédiat que de ceux qui la minent lentement.

Il est donc de l’intérêt de l’État de s’occuper de la moralisation des classes inférieures. C’est aussi son devoir; car, si le défaut d’éducation, dans l'acception vulgaire de ce mot, n’est pas ce qui cause les écarts des classes riches, il n’en est pas de même de l’homme du peuple. Sans instruction, abandonné dès son enfance à la contagion des mauvais exemples, il est en droit de demandera la société qui le punit si elle a fait tout ce qu’elle pouvait, tout ce qu’elle devait pour l’améliorer.

Dans cette tâche, on ne peut espérer que des résultats lents et successifs; il a déjà été beaucoup fait, il est juste de le reconnaître, mais il reste à généraliser, à compléter ce qui a été commencé.

Pour l’enfance, il est urgent de multiplier les salles d’asile, les écoles gratuites où se contractent des habitudes d’ordre, de discipline, de propreté. Quelques centaines de mille francs employés à augmenter le nombre de ces établissements, insuffisants pour la population qui les fréquente, seraient mieux employés qu’à donner du travail à des ouvriers étrangers. Il faudrait créer aussi plus de prix d’appreiitissages; enfin l’État doit aviser à exercer sur les enfants, sur la manière dont ils sont traités, toute la surveillance, tout le patronage compatibles avec les droits des maîtres, des parents, et la liberté des contrats.

Pour l’âge mûr, des cours d’adultes, des bibliothè-

trouve-t-on des tailleurs dans la plupart des complots politiques.

Si, dans Paris, la classe ouvrière se laisse trop généralement aller à une vie de dissipation et de dépenses, elle est, il faut en convenir, sous l’influence d’excitations bien autrement puissantes que partout ailleurs. Le milieu dans lequel elle se meut est pour beaucoup dans ses folies. Elle veut sa part de ce bien-être, de ce luxe dont elle aperçoit autour d’elle les apparences, en s’en exagérant la réalité, et sans se rendre compte des sacrifices, des mécomptes au prix desquels ils sont le plus souvent achetés. Les cabarets, les bals, les spectacles présentent à chaque pas des tentations toujours renaissantes. •Jeune, on contracte, sous la pression de l’exemple, quelquefois même d’une fausse honte, l’habitude de ces amusements; plus tard il est bien difficile de la rompre, alors que les besoins d’un ménage réclament l’intégralité des ressources qu’un travail assidu pourrait seul procurer.

La vanité joue aussi un grand rôle dans les prodigalités de 1 artisan. La rupture des barrières qui séparaient les différentes classes de la société ne lui paraîtrait pas complète, si par son costume, sa nourriture, ses plaisirs, il ne se rapprochait pas autant que possible de scs patrons. L’ouvrier qui, soldat ou paysan, ne vivait naguère que de pain bis, de salé, d’une faible ration de basse viande, ne buvait que du cidre,

Le mauvais ouvrier.

comptoir, l’homme de loi, le médecin, dans leur cabinet, sont cloués à leur tâche les six jours de la semaine et une partie du dimanche, trouvant à peine le temps de prendre leur repas. Car, s'il n’v a pas de ville oii le peuple travaille moins et s’amuse davantage, il n’y en a pas non plus où la classe moyenne mène une existence plus laborieuse, plus remplie, plus esclave. Aussi beaucoup voient leur santé détruite et périssent avant l’âge, épuisés par un labeur incessant, par cette vie étouffée et par les soucis de toute espèce, et cela pour arriver, non à la fortune, qui n’est la récompense que de quelques-uns, mais à une modeste aisance, quand ce n’est pas à la ruine.

En exposant les causes les plus générales, les plus réelles de la misère des classes ouvrières, nous n'avons prétendu ni dresser un acte d’accusation, ni les proclamer plus immorales que le reste de la population. Les vices des artisans ne sont que les vices des classes élevées, seulement ils sont plus en évidence; ils nuisent plus immédiatement et à eux-mêmes et à la chose publique.

de la piquette ou de l’eau, se rabaisserait à ses propres yeux s’il ne consommait du pain blanc, de la viande de choix, du vin, du café. Bien rarement les pauvres eux-mêmes se contentent des aliments distribués par les bureaux de charité ou les agents des aumônes princières : la plupart préféreraient recevoir du boucher ou du boulanger une ration moins forte, ou lui donner un supplément en argent, pour avoir du pain blanc et un morceau de bœuf à leur convenance.

On doit évaluer au tiers, et peut-être à la moitié, le nombre des ouvriers ne travaillant que quatre à cinq jours par semaine, passant le reste du temps à boire et à jouer. L’hôpital quand ils sont malades, le bureau de charité pour leurs vieux jours, constituent tout leur avoir. Aux observations sur leur imprévoyance, ils répondent par cette phrase consacrée : Il faut bien que l’ouvrier s’amuse. Et cependant, à côté d’eux, ceux qu’ils appellent les hommes de loisir, le marchand dans sa boutique, le négociant dans son

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