CHAPITRE LXXVI
— EES ENVIRONS DE PARIS
sins de Percier, par Daldringen, décorée des peintures de M. |Delorme, de sculptures de Roguier. Elle a coûté 500,000 fr., ce n’est pas trop cher quand on se rappelle que Louis XVI paya la sienne 1,200,000 fr., et que celle de Napoléon coûta, dit-
on, des millions. La magnificence de cette voiture résulte surtout de la richesse et de l’élégance de la construction ; les ornements et les peintures manquent de style, comme tout ce qu’on faisait alors. Les autres voitures : la Victoire, la Turquoise, la To¬
paze et le Baptême, moins riche et moins belles que la première, étaient des voitures de la cour impériale. A côté de ces voitures brillent, de tout l’éclat de leurs crépines d’or, les selles historiques de Louis XVI, du premier consul et de Charles X, puis les prodiges de
Voiture du sacre de Charles X.
la sellerie orientale, ces merveilles de broderies, de maroquin et de velours qui excitent tant d'admiration et de convoitise chez les amateurs.
Une autre partie intéressante de l’exposition nous montre des traîneaux ainsi que des chaises à porteurs
qui remontent au dix-septième et au dix-huitième siècle.
Il y a des choses ravissantes de grâce, de fantaisie et d’originalité dans ces meubles, dont la vue évoque dans notre esprit mille souvenirs du temps passé.
D’autres se recommandent par le nom des personnages qui les ont possédées, comme les deux chaises de madame de Maintenon et celle de Marie Leckzinska.
Grâce au ciel, nous en avons fini, ou à peu près, avec les meubles, avec les tableaux et avec les sta¬
tues. Reprenons en toute hâte le chemin déjà parcouru : il est , en dehors de l’enceinte du parc, des lieux qui veulent être visités, et (pii forment comme les dépendances et l’accompagnement obligé du château et du jardin. Voici, au bas de l’Orangerie, la pièce
Vue intérieure de la galerie des voitures historiques à Versailles.
d’eau des Suisses , qu’une tradition , qui demande à être vérifiée, prétend avoir été enfermée jadis dans une bordure de marbre. A l’extrémité , ce personnage de marbre à cheval, coiffé d’un casque sur une grande perruque, est l’œuvre de Bernini, et re¬
présenta d’abord Louis XIV. Après le départ de l’artiste italien, le roi, mécontent de ce morceau , fit coiffer le cavalier d’un casque, et placer sous le ventre du cheval des flammes, qui ont pour mission île sortir d’un gouffre; puis le roi-soleil lut baptisé Curtius,
Vue de Versaasîïes à ïo! «l'oIscaH
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