‹ Tableau de ParisChapitre 240 sur 257 · CHAPITRE LXXVJI. — LES ENVIRONS DE PARIS (Suit · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXVJI. — LES ENVIRONS DE PARIS (Suit

quoique nous eussions annoncé l'intention de ne pas quitter les environs de Paris. Retournons donc sur nos pas, en jetant toutefois un coup d’œil sur les localités intéressantes qui peuvent se rencontrer à droite ou à gauche.

En effet , il se trouve entre le chemin de fer et la Marne un assez grand nombre de bourgs et de villages remarquables; le pays lui-même j est d’un aspectjriant et agréable, quoique moins accidenté et se ressentant du voisinage des plaines de la Beauce. Si, suivant notre système, nous prenons Paris pour point de départ, nous trouvons d’abord Saint-Maur des Fossés, situé sur l’isthme d’une péninsule que forme la Marne, près de Charenton. Cet isthme a été coupé par un canal revêtu en maçonnerie et couvert d’une voûte solide qui ne gène en rien les travaux de l’agriculture ; de la sorte, les bateauxqui descendent la rivière peuvent éviter un circuit de six à sept lieues. Saint-Maur est célèbre par son ancienne abbaye, qui avait droit de justice, et dont l’église était le théâtre de miracles nombreux, entre autres delà guérison des épileptiques. Le récit de cette guérison est assez curieux et donne une idée des mœurs du temps. Il parait que chaque malade, porté par plusieurs hommes autour de la chapelle de Saint-Maur, criait de toutes ses forces : « Saint-Maur, grand ami de Dieu , envoyez-moi guérison, s’il vous plaît. » — Les porteurs faisaient encore plus de bruit en criant:

« Du vent ! du vent ! » Et des personnes charitables éventaient les malades avec leurs chapeaux. D’autres criaient : « Place aux malades! gare le rotigë! » — Patce qu’oii croyait que cette couleur est cdfitrairé aûx épileptiques. Quand un malade avait révélé trois fois de suite sa prière, il était ct-nse guéri, et tous de s’étHet : Mirâcle! miracle!

— C’était un vaeahhe si grând, que l’Ofi n’entendait pas ie clergé chanter', et qu’il se formait trois oit quatre châlits dans les différentes pâriics de l’église. Enfin, il \ avait pêle-mêle deS marchands de bougies, d’images, des mendiants, cloS vendeurs de tisane, criant : A la fraîche ! — Tout cela fai sait un désordre incroyable.

Rabelais eut mie prébende à l’abbayè de Saint-Maur, lorsqu’elle fut sécularisée, etsui vaut l’opinion de qUoiqUCs-mis, c’est là qu’il aurait composé son inimitable Pantagruel.

Le village actuel; oh l’Un ne voit plus (pic (h-s ruines du clifiteàu bâti par tlOfitlê; est environné de jolies maisons dé ciiHlfttfgHé : ii est très-animé et très commerçant.

En descendant la Marne, nous trouvons Chenncvières, et, dans le voisinage, les ruines du château d’Ormesson, bâti du temps d’Henri IV pour Gabrielle d’EstréeS.

Fontenay, que l’on rencontre ensuite, en se dirigeant vers l’est, est une vieille ville, autrefois flanquée de tours et entourée de murs, avec des portes fortifiées. Le château de Fontenay, démoli en partie au commencement de notre siècle, laisse encore juger de ce qu’il fut autrefois. Son plan est un carré qui laisse au centre une cour de même forme; les quatre corps de bâtiments, dont l'un a été abattu, sont flanqués de tourelles, à toiture conique très-aiguë. Dans l’intérieur se trouvent des boiseries ornées de peintures d’une bonne conservation , appartenant, ainsi que le château lui-même, au temps de François 1er. L’église, qui se trouve vis-à-vis, et la fontaine qui est entre les deux, sont du même style et de la même époque. Non loin de Fontenay se trouve l’habitation de la Houssaye, avec fossés et ponts-levis, qui a appartenu à Augerean. Un peu plus loin, on remarque le château de Lumigny, bâti au pied d’une petite montagne de forme régulière , qui s’élève au milieu d’une plaine parfaitement unie, et que l’on croit factice. Cette montagne est surmontée d’une vieille tour ronde. Citons encore dans les environs Rosay, avec sa charmante église paroissiale, d’une

architecture pleine d’élégance et de délicatesse.

Même en passant sous silence les villages assez nombreux qui se trouvent aux alentours d’Étampes, on ne saurait négliger Méréville. C’est dans ce bourg, où la Juine se montre avec toute sa beauté, que s’élève le fameux château de la famille de Latour-Dupin, qui fut acheté par M. Delaborde, et embelli à grands frais. Le château, à mi-côte d’une hauteur, domine toute la plaine : il se composé d’un beau corps de bâtiment avec quatre tourelles et une grande terrasse. Le parc n’a pas moins de cent arpents; il est arrosé de tous côtés par la Juine, qui y forme plusieurs îles charmantes et des cascades d’un bel effet, dont les eaux viennent se perdre dans plusieurs grottes auxquelles on communique par des ponts. Les arbres exotiques les plus rares y sont plantés à profusion : on dirait une oasis au milieu du désert de la Beauce et de ses immenses plaines à blé.

Parmi les œuvres d’art que renferme le parc, nbus nous bornerons à citer le sarcophage dédié à Cook, un temple grec, une colonne trajane, des tours, des ruines gothiques, destinées à diversifier le paysage, et la belle colonne rostrale, de marbre bleu turquin, consacrée aux deux fils de M. Delaborde, tués sur les côtes de Californie, dans l’expédition de Lapeyrouse.

Cette propre té magnifique, à l’embellissement de laquelle le célèbre 1 aiquier a consacré quatorze mil¬

lions,, est encore un séjour enchanteur, et' passe pour l'habitation la plus agréable des environs de Paris.

Le bftSsln du chemin de fer d’Orléans, si nous pouvons employer cette expression , ne renferme plus guère de localités dignes d’attention, après celles que nous venons d’examiner : nous nous contenterons donc de citer Boissy-Saint-Léger, dans le voisinage duquel se trouve le château de Grosbois, et Brie- Comte-Robert, petite ville célèbre par ses souvenirs du moyen âge. Il y reste un château fort, ouvrage de François Lr, dans un état de dégradation complète : l’église possède encore des vitraux assez curieux.

Corbeil, auquel se termine l'embranchement qui commence à la station de Juvisy, est une ville aussi remarquable par son antiquité que par sa situation et son commerce. Elle est divisée en deux parties par le cours de la Seine. La partie située sur la rive droite, anciennement nommée le Vieux-Corbeil, la moindre en étendue, passe pour un faubourg. Sur une colline qui domine la ville se trouvait l’ancienne église paroissiale de Saint-Germain ; celle de Saint- Léonard, qui l’a remplacée, est située au pied de cette colline. Un beau pont en pierre , élevé à la place des anciens ponts en pierre ou en bois, rattache le Vieux au Nouveau-Corhcil. Dans cette seconde moitié , on remarque l’église de Saint-Exupère, l’église de Saint- Jean en file, transformée aujourd’hui en poudrière, et l’église de Saint-Guénaut, où l’on a placé les prisons et la bibliothèque. Parmi tous les souvenirs qui se rattachent à cette intéressante localité , nous rappellerons seulement celui d’ingelberge, épouse divor¬

cée de Philippe-Auguste, celle à qui fut préférée Agnès deMeranie. Corbeil et ses dépendances furent données à cette princesse à titré de douaire : elle s’y retira et y fonda la communauté et l’église de Saint- Jean, qui devint commanderie, et servit de résidence au trésorier de l’ordre de Malte. Ingelberge fut inhumée dans cette église, oii l’on voyait, avant la révolution, son tombeau avec l’inscription suivante, que nous donnons comme un échantillon de la poésie latine du temps. Les vers ont la prétention d’être des hexamètres et des pentamètres, rimant, comme ceux du pédant dans les Fâcheux, au bout de chaque vers et dans chaque hémistiche.

Hic jacet lsbuigis, regnm generosa |>ro|iago;

Rcgia <|uod regis luit u\or signal imago Flore niions morum vixit, pâtre rege Dunornm, tiicly ta Fnmcomm régis adopta ilmrmn Nolnlis liujus étal, <piod in orbis sanguine rlaro lnveniis raro, mens pia, casta euro.

A-iains niillenus aderat , dccicsguc viccnus,

1er duo, lenp.e dccinn,<puim subit ipsa neccin.

Fclici duce, vitae sub.lucia caducæ.

Il est inutile de donner une traduction de ce tour (letorce antipoétique et des banalités qu’il renferme. Les derniers vers indiquent la date de la mort d’Ingelborge, 1236.

L’église de Saint-Spire fut fondée par le comte Aymon, un des plus vigoureux défenseurs de Corbeil contre les Normands. Il fit ensuite un pèlerinage à Rome, où il rendit son âme à Dieu, les uns disent en l’an mil ou environ, et les autres en 1030. Son corps, rapporté à Corbeil, y fut déposé sous le tombeau que l’on voit aujourd’hui à Saint-Spire et que surmonte sa slalue. Ce féal guerrier, le modèle des comtes, fut le bienfaiteur de la edfitrée; et son souvenir, toujours vivant dans la mémoire populaire, est encore aujourd'hui honoré par une pieuse et touchante coutume.

Le jottr de Saint-Spire, les habitants de Corbeil et des environs viennent faire leurs dévotiohs autour de son tombeau, et en se retirant baisent affectueusement la joue de marbre du bon sire, au point qu’elle en est tout usée et amaigrie, comme le roc est creusé par là goutte d’eâu patiente qui le frappe durant les siècles. Noiis l'avouons, et le lecteur partagera sans doute nos impressions, cette pratique nous plaît et nous charme : elle est comme un arrière-parfum de ce moyen âge si loin de nous, et prouve que la reconnaissance du peuple, pour qui l’aime et qui le protège, n’est point un sentiment si fugitif ni si trompeur que l’on a bien voulu le dire. Non ! qui l’écrase n’a pas toutes ses sympathies, comme d’éloquents écrivains ont cherché à nous le persuader : il en reste toujours quelque peu pour ses bienfaiteurs, et celle-là n’est à coup sûr ni la moins sincère ni la moins durable, lémoin l’hommage traditionnel et spontané rendu aux mânes du bon sire Aymon de Corbeil.

En quittant son tombeau, la foule va contempler avec recueillement les reliques desaintLeu etde saint Rembert, premiers évêques de Bayeux, qu apporta le comte Aymon en l’église de Saint-Spire, peu de temps avant ce voyage pour Rome dont il ne devait pas revenir.

Les fidèles s’arrêtent ensuite devant le tombeau do Jacques de Bourgoin, écuyer de Corbeil et fondateur du collège de cette ville, qui fut enterré à Saint-Spire en l’an 1661.

Ensuite la foule des curieux se dirige vers la place de Saint-Guénaut.

C’est, là qu’est le rendez-vous général des plaisirs bruyants de la journée; c’est là qu'affluent les saltimbanques, que travaillent les banquistes et les escamoteurs, que remisent les monstres, les géants, les nains, les alcides et tutti quanti offerts à la curiosité d’un chacun

Tombeau de messirc Aymon, comte de Corbeil, dans lVglisc de Sttint-Spire.

Nous excéderions les limites de notre plan, si nous décrivions les innombrables mutations de propriété que, dans l’espace de quatre ou cinq siècles, subit le fief de Corbeil. Nous passerons également sous silence les actes d’hostilité dont cette ville fut le théâtre durant les longues guerres civiles du moyen âge, et pendant les longues guerres civiles qui les suivirent. Celui des événements qui devint le plus funeste à Corbeil arriva le 18 octobre 1590. Les ligueurs, commandés par le duc de Parme, s’emparèrent de cette place après vingt-quatre jours de siège, malgré la défense vigoureuse de la garnison mise par Henri IV. « Les habitants, dit l’Estoile, ont été pillés « et saccagés; leurs femmes et leurs tilles violées ; peu « ont évité la brutalité des soldats et leur violence. Ri- « gault, chargé de défendre Corbeil, fut tué sur la « place. » Le 20 novembre, Givry prit cette forteresse en moins d’une heure; l’officier laissé parle prince de Parme eut le sort de Rigault : il périt les armes a la main.

Corbeil possédait autrefois cinq églises: Saint-Spire, Saint-Guenaut, Saint-Jean de l'Ermitage, Saint-Jean en Elle et Notre-Dame ; toutes semblent remonter au onzième siècle.

A l’une des extrémités du pont en pierres qui sépare le vieux et le nouveau Corbeil se trouve les ruines de l’ancien château. 11 était vaste et très- fort pour les temps antérieurs à la découverte de l’artillerie. Dans la grosse tour fut enfermé, en 1487, le cardinal Georges d’Amboise, alors simple évêque de Montauban. Ce château devait annuellement à l’évêque de Paris un cierge, du prix de vingt louis; et lors de son installation, ce prélat avait le droit, selon Lebœuf, de se faire porter sur les épaules de deux chevaliers de la châtellerie de Corbeil.

Près de Corbeil se trouve Essonne, remarquable par son industrie. La Juine y fait mouvoir plusieurs usines considérables; on y distingue une fabrique de poudre, une filature de coton et une manufacture de toiles peintes, établie par Oberkampt. On y exploite la tourbe sur une grande échelle, et , si l’on en croit Guy Patin, ce fut à Essonne que le hasard fit découvrir la propriété combustible de celte matière. Un spéculateur ayant commencé à l’exploiter était mort, laissant une grande quantité de tourbe amoncelée, lorsque des bergers, ayant froid en hiver, firent un feu de bûchettes auprès de ce monceau, qu’ils ne jugeaient être que de la terre ordinaire. Mais ils furent

bien surpris de voir brûler ce grand amas, qu’on ne put éteindre qu’après entière consommation. Les anciens du pays disent, ajoute Guy Patin, que ce feu dura trois jours et trois nuits.

Il est question d’Essonne dans l’histoire dè3 le sixième siècle. A cette époque, le roi Clotaire fit don à l’abbaye de Saint-Denis d’une maison des champs appelée Exona. Durant le siècle suivant, Clovis confirma cette dotation; mais un baron spoliateur dépouilla les moines de ce domaine, qui leur fut restitué par Pépin. Dès le neuvième siècle, il y avait à Essonne un bourg important avec une église dédiée à saint Étienne. Trois siècles après, Louis le Gros l’enleva de nouveau aux moines, et en fit don à son sénéchal Ansel de Garlande, qui en gratifia lui-même l’abbaye de Cluny. N’étant plus sous la puissante domination de l’abbaye de Saint-Denis , le territoire d’Essonne tomba bientôt en la puissance d’Odon, comté de Corbeil. Alors les moines de Saint-Denis, qui ne voulaient rien perdre, établirent un prieuré sur un coteau situé près du bourg.

Voici l'origine de cette fondation.

Il y avait au versant de la colline une petite chapelle, toute en ruine, et sur l’autel de laquelle, disent

es chroniqueurs, les brebis venaient paître. Tout à coup le bruit se répand que chaque nuit on voit s'allumer, sur la colline, une multitude de cierges. Miracle ! miracle ! s’écrie-t-on de tous côtés dans les environs : les malades se font alors porter à cette chapelle, les pèlerinages commencent, et bientôt d'abondantes aumônes affluent au prieuré. Mais le terrible Odon, qui guettait cette proie, tomba sur le trésor du petit oratoire... Cette fois les moines se fâchèrent et en appelèrent à Rome; le comte de Corbeil fut excommunié, et, craignant les griffes de Satan, il s’empressa de restituer tout ce qu’il avait volé. Vers la fin du dix-septième siècle le prieuré d’Essonne commença à décliner, et au milieu du dix-huitième siècle il ne restait plus qu’une pauvre communauté, et l’église tombait en ruines.

Une colonie agricole a été établie à Petit-Bourg, dans les environs de Corbeil. Elle occupe un château primitivement construit par madame de Montespan. C’est en quelque sorte une ferme modèle et une école d’apprentissage pour l’agriculture. Le château, situé sur les confins de la forêt de Sénart, est d’une élégante construction. On y arrive par une avenue plantée de quatre rangs d’arbres. L’avant-cour est fermée

Vue générale de la colonie agricole de Petit-Bourg, du côté du parc.

par une grille aux extrémités de laquelle s'élèvent deux pavillons accompagnés de deux corps de logis. La vue s’y étend sur un très-beau paysage; les parterres, les jardins fruitiers et potagers, les pièces d’eau, les hautes futaies, renfermés dans un paie de cent arpents, rendent cette habitation fort agréable.

L’organisation intérieure de l’école est parfaitement réglée. Là oii l’ordre est si bien établi, oh il est si exactement suivi et maintenu, une journée et son emploi vous font connaître l’emploi de l’année tout entière. Il faut voir ces enfants recueillis dans leurs prières, silencieux et actifs dans leurs travaux , heureux et animés dans leurs récréations, passant d’un exercice à un autre par des marches et des évolutions symétriques qui maintiennent l’ordre, et que les colons exéculent avec une discipline militaire, en faisant entendre à l’unisson des chants qui renferment toujours quelque pensée morale. Quand l’heure du travail a sonné, les jeunes agriculteurs se rendent aux champs, les jeunes jardiniers au potager, les jeunes menuisiers et les jeunes tailleurs à l’établi.

Les élèves occupent de grandes salles qui leur servent à la fois de classe, de réfectoire et de dortoir. Des poteaux et des traverses, qui se placent et s’en¬

lèvent avec une facilité et une rapidité égales, reçoivent et supportent des hamacs qui servent de lits aux enfants. Un hamac plus élevé que les autres est celui du surveillant, qui , d’un coup d’œil, peut observer tout le dortoir. Tous ces détails sont parfaitement bien combinés ; quelques-uns sont empruntés à Mettray, d’autres ont été très-ingénieusement et très-heureusement modifiés. La nourriture est saine et abondante. Le pain est fait avec le plus grand soin, etdans le service, comme partout dans cet établissement, il règne un luxe, le seul qui soit demeuré dans ce château naguère aux lambris dorés, le luxe de la propreté.

Les enfants peuvent être reçus dans la colonie dès l’âge de huit ans; à seize ils nesontplus admis. Un contrat d’apprentissage est passé entre la famille et l’administration pour assurera celle-ci la direction du jeune colon pendant un nombre d’années fixé. Un des nombreux états qui ont chacun leur atelier dans l’établissement commence à lui être immédiatement appris, après le choix qu’en ont fait la famille et l’enfant. Les instructions religieuses de l’aumônier et l’enseignement de l’instituteur marchent de concert avec l’apprentissage.

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