CHAPITRE LXXVII. — LES ENVIRONS DE PARIS (Suite
durant la campagne de Pologne, et madame Campan en reçut la direction. En 1809, c’est-à-dire deux années plus tard, une succursale fut créée à Ecouen, et l’organisation devint définitive. Le nombre des élèves, d’abord fixé à 600, fut bientôt porté à 800, et l’on créa de nouvelles succursales à Paris, au mont Valérien, aux Loges, à Fontainebleau et à Pont-à- Mousson. Le prix de la pension était fixé à 1,000 fr.
par an et à 500 fr. pour la demi-pension. De plus, à leur entrée, les élèves gratuites et pensionnaires devaient verser la somme de 400 fr., représentant la valeur du trousseau fourni par la maison. La trésorerie de la Légion d’tionncur versait dans la caisse de chaque maison 800 fr.
par an pour chaque élève admise gratuitement , et 400 fr. pour chaque élève à demi-pension. Sur le produit de ces versements, sur celui des pensions et demi-pensions, et sur celui des 400 fr. pour le trousseau, devaient être prélevées toutes les dépenses de nourriture, d’habillement, d’instruction, d’entretien de mobilier et de lingerie, les salaires et les autres dépenses de la maison. Aucune élève ne pouvait être retirée par ses parents avant l’âge de dix-huit ans accomplis. Il y avait pour chaque maison, audessous de la surintendante, six dames dignitaires, dix dames de première classe et vingt demoiselles.
Toutes ces dames devaient manger à la même table que les élèves. La surintendante et les dames dignitaires, seulement, n’étaient pas assujetties à la clôture, mais elles ne pouvaient recevoir qu'au parloir.
Maison de ia 1/gion d’honneur. — Costumes des dames et des élèves.
La bibliothèque est dans des proportions un peu exiguës, mais bien suffisantes. La science des jeunes pensionnaires n’a rien à démêler avec colle des anciens bénédictins, habitants de la maison. À la
place des énormes in-folio, les tablettes ne supportent que des in-octavo portatifs ou des formats plus modestes encore.
Le réfectoire et le dortoir, au contraire, sont tout
à fait remarquables par leur étendue. Dans le réfectoire, salle très-élevée, bien éclairée et située au rez-de-chaussée, les élèves se placenta de nombreuses pet i testables présidées clncune par une maîtresse, et autour desquelles le service se fait aisément et d’une manière rapide. A la place d’un des tableaux de Restout qui l’ornait avant la Révolution, on voit une inscription où est conservé le souvenir d’une visite faite par l’Empereur à l’établissement. Ce réfectoire s’ouvre sur une des galeries spacieuses d’un cloître, se développant le long de la basilique et circonscrivant une cour carrée ou préau couvert de gazon et d’arbustes. Les arcades ouvertes sur le préau sont vitrées de manière à abrite r les galeries, qui servent de promcjioirs les jours de mauvais temps. — Diverses portes donnent entrée de la galerie soit dans la chapelle, soit dans les salles d’études, parmi lesquelles on remarque particulièrement celles de dessin et de bosse. Cette dernière est riche de modèles en plâtre et ferait honneur à bien des villes de province.
L’ordre et. la propreté qui régnent dans toute la
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