CHAPITRE XLIII. — LES PEINTHES, LES ATELIERS ET LES MODELES
elle circule la prennent pour un jeune garçon curieux des allures chevalines. Du rôle de simple observateur, elle se laisse aller parfois à celui de chaland. Un petit bidet lui plaît, elle l’achète, l’enfourche et le ramène à son atelier ; elle y installe amicalement ses animaux,
comme dans leur écurie; elle les établit dans l’antichambre, et n’en est séparée que par une simple cloison. Sa ménagerie augmentant, elle a dans le voisinage une petite bergerie pour ses chèvres et ses moutons. Elle finira sans doute un jour par avoir des
vaches et une paire de bœufs qui laboureront entre quatre murs un champ jamais ensemencé, afin d’entretenir la souplesse et le jeu de leurs muscles. » Mademoiselle Rosa Bonheur, née à Bordeaux en 1 822, débuta au salon à l’âge de dix-sept ans, par deux
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tableaux : Chèvres et moutons, et deux lap.'ns. Depuis elle marcha de progrès en progrès jusqu’en 1849, où son t‘ ’ au du Labourage nivernais, qui figure aujr . nui dans la galerie du Luxembourg, obtint un succès légitime et universel.
Je viens de vous montrer les ateliers des maîtres les
plus célèbres de ce temps-ci; il me reste à vous en faire voir un autre, auprès duquel le plus vaste de tous ceux que nous venons de visiter, ferait la même figure qu’un kiosque a côté du Panthéon. Transportons-nous aux Menus-Plaisirs, vastes hangars situés rue Poissonnière, où l’Etat conserve les tentures de
velours, les charpentes et l’immense matériel qui servent avec l’allégresse publique, quand il y a lieu, à la célébration des grandes fêtes nationales. C’est là qu’est situé l’atelier des peintres en décors de l’Opéra, dont notre gravure vous donne une exacte et sincère image.
Pose les anges.
A posé pour Léonidas.
Ne pose ipie chez les maîtres.
A posé les Grâces à dix-sept ans.