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LES ENFANTS-TROU VÉS, ETC., ETC

pénétrer ; puis viennent les évolutions, les exercices qui les occupent, les amusent, les tiennent sans cesse en haleine et en action. Toute l’instruction consiste

en exercices, pour satisfaire au besoin continuel du mouvement et à la surabondance de vie et d’activité qui sont propres à l’enfance. Tout exercice ne doit

pas durer au delà de dix minutes pour ne point fatiguer l’attention des enfants. — Toute punition corporelle, ou même sévère, est interdite, les enfants ne

devant être conduits, surtout dans le premier âge, que par une discipline douce et maternelle. La seule punition est l’isolement de leurs petits camarades , pendant quelques minutes. Il s’agit, avant tout, de ren-

La prière.

!dre aimables et de faire aimer la salle d’asile, le maîtreou la directrice, les enseignements donnés, sous la forme de conversations familières, par demandes et par réponses, ou d’exercices et de jeux. On a beau-

Entrée des enfants dans la salle d’asile.

coup fait quand on a disposé l’enfant à se plaire dans la salle d’asile, à s’y trouver content et heureux, à ne la quitter qu’à regret, à y revenir chaque matin avec empressement. — Pour qu’une seule personne, assistée d’une seule aide, puisse suffire à la surveillance de deux cent cinquante ou trois cents enfants, elle les divise en fractions de huit ou dix, même de trois ou quatre, sous la direction d’un petit moniteur pour les garçons , d’une petite monitrice pour les filles. De plus, un ou deux enfants, de deux, trois ou quatre ans, sont confiés à un enfant de cinq ou six ans, qui, tout fier et heureux d’avoir à exercer une sorte de patronage et d’autorité, donne les soins les plus touchants à ses petits pupilles, et apprécie d’autant mieux tout ce qui peut leur être nécessaire ou agréable, qu’il se rapproche plus de leur âge, qu’il comprend mieux leur faiblesse , leurs petits chagrins, leurs moindres désirs, et fait exactement pour eux ce que la mère la plus tendre et la plus attentive pourrait faire pour l’enfant le plus chéri et le mieux choyé. — Tour à tour les enfants apprennent à lire leslettres, lessyllabes, les mots, les phrases que la directrice ou le maître trace sur un grand tableau noir exposé à tous les yeux. Ils s’amusent et s’exercent à compter au moyen de petites billes rondes, de différentes couleurs, figurant les unités, les dizaines, les centaines, qui sont enfilées dans de petites barres de fer : c’est ce qu’on appelle un boulier. » — Les chants reviennent a des intervalles assez rapprochés. — Les plu

à former les lettres sur le tableau noir. On peut leur donner aussi quelques autres notions bien élémentaires d’arithmétique, de géographie, d’histoire naturelle, d’histoire sainte, mais en évitant avec un

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