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LE TRIBUNAL DE COMMERCE. — LE CONSEIL DES PRUD’HOMMES

Origine de la Banque de France. — Ses vingt-six comptoirs. — Date de sa fondation. — Les anciennes banques. — Comptoir Jabnch. — I.es premiers actionnaires de la Banque. — Loi du 24 germinal an XI, qui supprime les banques males. — Capital de la Banque. — Les crises de la Banque. — Insuffisance des services rendus par la Banque. — Ses rapports avec le Trésor public. — Fonctions de de la Banque. — Compte rendu de la Banque en ISjO. — Le Comptoir d’escompte. — Les Caisses d’épargne. — Hôtel de la rue Coq-Héron. — L’avare et son trésor. — Les hôtes de l’hôtel de la rue Coq-Héron. — Les frères En/antin. — M. Dupin ainé. — Objet des Caisses d’épargne. — Les Caisses d’épargne en Angleterre. — Règlement des Caisses d’épargne. — Statistique de la Caisse d’épargne de Paris. — La Bourse. — I.aw et l’hôtel Quincampoix. — L’agiotage. — Les coulissiers. — La corbeille. — Les agents de change.

Le passage de 1 Opéra. — L’argot financier. — La Bourse des femmes. — Le Tribunal de commerce. — Les quatre conseils des prud’hommes.

La Banque de France, le premier établissement de 1 crédit assurément que possède notre pays, aurait à coup sûr été mieux nommée Banque de Paris, sans l’extension qu’elle a donnée depuis quelques années à , ses opérations. En effet, vingt-six comptoirs en pleine m activité lui donnent aujourd’hui les droits les plus réels au nom de Banque de France. Si, du reste, dans le principe, on pouvait la regarder comme la Banque de Paris, c’est qu’elle était alors pour ainsi dire la réunion de toutes les caisses d’escompte qui existaient dans la capitale avant son institution. En effet, à l’époque de sa fondation, en l’an VIII, il y avait à Paris la Caisse de comptes courants et le Comptoir commercial, autrement dit Comptoir Jabacli, que des négociants avaient ouvert en l’an VI pour faciliter la négociation de leurs effets. On comptait encore la Caisse d'escompte du commerce, rue de Ménars, la Factorerie du commerce et la Banque territoriale, tous éta¬

blissements émettant des billets au porteur et à vue. Les statuts de l’an VIII avaient fixé le capital de la Banque à 15 millions, représentés par quinze mille actions, et quoique le gouvernement en eût pris cinq mille, il n’y en avait cependant, à la fin de l’an VIII, que sept mille cinq cent quatre-vingt-dix de placées, et, à la fin de l’an IX, quatorze mille sept cent cinquante actions seulement se partagèrent les dividendes. Le gouvernement toutefois continuait à entourer l’institution naissante de sa plus vive sollicitude; on peut s’en convaincre, en se rappelant que parmi les deux cents actionnaires qui composaient l’assemblée générale du 25 vendémiaire an X, on remarquait Bonaparte et les deux autres consuls, Cambacérès et Lebrun; madame Bonaparte mère; Jérôme Bonaparte; Hortense Beauharnais; Dubois, préfet de police ; le sénateur Sieyès; le général, depuis maréchal, Serrurier. On crut remarquer dès lors que le comp¬

toir Jabach et les autres établissements gênaient, par l’analogie de leurs opérations, la marche de la nouvelle Banque. En conséquence, tous les établissements qui émettaient des billets de confiance furent supprimés par la loi du 24 germinal an XI, qui en même temps modifia les statuts primitifs. La caisse de comptes courants fut organisée par Napoléon, alors premier consul, sous le nom de Banque de France, nom qu’elle a toujours conservé depuis. Par l’article 1er de la loi précitée, on lui octroyait, mais d’abord pour quinze ans seulement, le privilège exclusif d’émettre des billets au porteur payables à vue, en espèces.

En l’an VIII, le dividende avait été de 50 fr., et il avait été mis 45 fr. en réserve. Le premier semestre de l’an IX avait donné 50 fr. et 5 fr. pour la réserve, le second également 50 fr. et 10 fr. pour la réserve.

Napoléon, qui, pour faire hausser les fonds publics, avait contraint la Banque à placer une partie de son

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Vue extérieure îles bâtiments de la Banque de France

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