‹ Tableau des catacombes de RomeChapitre 2 sur 24 · CES ÉDITEURS · texte numérisé non relu

CES ÉDITEURS

décadence, les chrétiens n’aient pas produit des chefs-d’œuvre.

On admet volontiers avec l’auteur que les chrétiens , dont les pensées et les croyances étaient si différentes de celles des païens , ont emprunté à leur époque, pour les exprimer , des figures et des monuments qui avaient servi à exprimer des idées païennes. Le fait est certain , et personne , pour peu qu’il soit instruit dans l’antiquité chrétienne, n’en doute. Et quoi de plus naturel ? Les chrétiens n’accouraient pas à Rome, de pays lointains; ils recevaient la foi dans la ville où ils étaient nés : ils passaient en peu de jours des ténèbres de l’idolâtrie à la lumière de l’Évangile : ils changeaient de croyance à un âge avancé : pouvaient-ils et devaient-ils renoncer aussitôt à la langue, aux arts, aux coutumes innocentes et indifférentes qui leur étaient familières? Non , sans doute : ils pouvaient les conserver sans crime, et se servir de leur talent ou de leur art, à la

AVERTISSEMENT

gloire de la religion et de ses martyrs.

M. Raoul- Rochette ne se borne pas à remarquer et à prouver ce fait, qui en luimême ne conduit pas à de grandes conséquences ; mais il l’amplifie et l’exagère par des preuves plus ou moins solides , qu’il entasse avec une constance fatigante, et des répétitions quelquefois fastidieuses.

Quoique plusieurs rapprochements paraissent ingénieux dans la comparaison qu’il fait des monuments figurés chrétiens et des mêmes monuments tels qu’ils étaient chez les païens, nous croyons que le lecteur aurait tort de s’en rapporter toujours aux assertions de M. Raoul-Rochette ; car il affirme souvent des choses extraordinaires sans preuves, ou il cite des autorités qui ne lui prêtent aucun appui. Nous avons signalé, dans les notes , quelques distractions de ce genre , afin de mettre le lecteur en garde contre l’entraînement ou l’excessive confiance dans les opinions de l’auteur.

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